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Conseils en cas de divergence

J’ai voulu rappeler à moi même ainsi qu’à mes frères d’une affaire et d’un comportement de grande valeur, que nous avons appris des gens de science, à savoir que les poitrines des savants s’élargissent les une envers les autres. S’ils divergent sur un sujet qui est sujet à interprétation, il n’est pas question de Sounnah et d’innovation mais plutôt d’erreur et d’exactitude. Même si l’un d’entre eux est d’avis que cette parole ou cet acte est une innovation, mais la question peut porter à interprétation, alors leurs poitrines s’élargissent mutuellement. Et je vais vous donner en image deux exemples.

L’imam Al Albani, qu’Allah ﷻ lui fasse miséricorde , ce grand imam qui a donné toute sa vie à la Sounnah du messager d’Allah ﷺ, au service de la Sounnah du messager d’Allah ﷺ jusqu’à sa mort, il y consacra de longues heures. Et Allah a fait répandre par sa personne le bien sur toute la terre. Combien de fois nous sommes partis dans des contrées et avons trouvé des jeunes qui connaissaient très bien la Salafiya. Quand nous avons cherché, nous avons su qu’ils connaissaient la Salafiya par le biais des audio et des livres de l’imam Al Albani. Qu’Allah lui octroie une large miséricorde ainsi qu’au reste des savants.

L’imam Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, était d’avis que de rejoindre les deux mains après s’être redressé de l’inclinaison est une innovation. Et Cheikh Ibn Baz, qu’Allah lui fasse miséricorde, voyait que rejoindre les deux mains après l’inclinaison est une Sounnah. Pour autant Cheikh Al Albani aimait Cheikh Ibn Baz et faisait ses éloges. Et Cheikh Ibn Baz aimait Cheikh Al Albani et faisait ses louanges.

Qaund au deuxième exemple, vous savez que Cheikh Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, voyait que prier plus de onze unités de prières lors du Tarawih est une innovation.

Et malgré cela il disait :
« Je n’applique pas ce jugement à ceux qui voient, par effort d’interprétation, l’autorisation d’ajouter à ce nombre en prière de Tarawih. »

Et Cheikh Ibn Baz considérait qu’il était autorisé d’ajouter, tout en affirmant que le meilleur est de se contenter à onze, et c’est cet avis qui est exacte. Mais ce qui nous intéresse ici et que la poitrine de Cheikh Al Albani ne s’est pas refermée pour Ibn Baz et vice verssa pour Cheikh Ibn Baz, qu’Allah leur fasse miséricorde.

Alors que de nos jours, nous trouverons nos jeunes, qui sont durs les un envers les autres dans des points légers, qui ne sont pas liés à une Sounnah ou une innovation, mais comptent parmi les sujets mineurs. Tu peux trouver qu’untel déteste son frère car il n’est pas de son avis, et cela est dû à un manque d’enseignement du bon comportement. Et les Salafs donnaient plus d’importance au comportement qu’à la science. Il convient, Ô frères, de lire les biographies des savants, anciens et contemporains, pour que nous les suivions dans leurs comportements. Nous sommes, nous les Salafis, dans le grand besoin à ce que nos poitrines s’élargissent mutuellement. Oui nous nous conseillons réciproquement, et nous divergeons dans les questions qui portent à effort d’interprétation. Cependant on ne se déteste pas et on ne se tourne pas le dos, mais sommes plutôt des frères avec des poitrines élargies.

Cheikh Soulayman Al Rouhayli, qu’Allah le préserve.

Traduit par: www.TawhidFirst.fr

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