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Pour qu’Allah te pardonne dans Sha’ban

Le jugement de tourner autour des tombes

La subsistance est comme le décret

Le bienfait de la difficulté

Parmi les signes du parachèvement des bienfaits d’Allah sur Ses serviteurs croyants, est qu’Il les afflige par la difficulté et ce qui est nuisible, pour ensuite les accueillir réfugiés dans Son Tawhid. Ils L’invoquent alors sincèrement en Lui vouant un culte exclusif, placent leurs espoirs en Lui et en personne d’autre, leurs cœurs s’attachent à Lui et à personne d’autre. Ce qui fait naître en eux : la totale confiance en Allah, le retour repentant et obéissant vers Lui, la douceur de la foi et son goût, ainsi que le désaveu du Shirk. Ceci leur est encore plus bénéfique que de ne plus être accablé par la maladie, la peur, la faim, la sécheresse, ou bien l’arrivée de la facilité et la disparition de la difficulté dans la vie d’ici-bas. Car toutes ces choses sont des plaisirs charnels et des bienfaits mondains, que peuvent avoir les mécréants bien plus que le croyant. Mais ce qui arrive aux gens du Tawhid, ceux qui vouent un culte exclusif à Allah, est plus grandiose que ce que les dires peuvent exprimer, ou qu’un esprit puisse détailler. Chaque croyant aura de cela une part en fonction de sa foi.

Source : Majmou’ Al Fatawa (10/333), Ibn Taymiyya, qu’Allah lui fasse miséricorde.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

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 فمن تمام نعمة الله على عباده المؤمنين أن ينزل بهم الشدة والضر ما يلجئهم إلى توحيده فيدعونه مخلصين له الدين ويرجونه لا يرجون أحدا سواه، وتتعلق قلوبهم به لا بغيره ، فيحصل لهم من التوكل عليه والإنابة إليه، وحلاوة الإيمان وذوق طعمه، والبراءة من الشرك ما هو أعظم نعمة عليهم من زوال المرض والخوف، أو الجدب، أو حصول اليسر وزوال العسر في المعيشة، فإن ذلك لذات بدنية ونعم دنيوية قد يحصل للكافر منها أعظم مما يحصل للمؤمن. وأما ما يحصل لأهل التوحيد المخلصين لله الدين فأعظم من أن يعبر عن كنهه مقال، أو يستحضر تفصيله بال، ولكل مؤمن من ذلك نصيب بقدر إيمانه

ابن تيمية مجموع الفتاوى 10/333

Magnifique exemple de la miséricorde d’Allah

Vide ta pensée et soucie-toi de ce qu’on t’impose d’accomplir. Ne l’occupe pas par ce qui t’ai assuré, car la subsistance et le terme de ta vie sont joints et garantis. Alors tant que ta vie durera, ta subsistance te viendra, et si Allah te ferme par Sa sagesse une de Ses voies, Il t’en ouvrira par Sa miséricorde une autre qui te sera plus bénéfique.

Ainsi donc médite l’état du fœtus : sa nourriture, qu’est le sang, lui vient par une seule voie, celle du nombril. Quand il sort du ventre de la mère et que cette voie s’arrête, Il lui en ouvre deux (les deux seins de la mère) et lui fait couler une meilleure et une plus délicieuse subsistance que la première. Un lait pur et agréable. Quand la période d’allaitement arrive à son terme par le sevrage, Il lui ouvre quatre voies plus complètes que les précédentes, deux nourritures et deux boissons. Pour les nourritures, il s’agit des animaux et des plantes, les boissons parmi les eaux et les laits, et tout ce qu’on y ajoute comme bienfaits et délices. Lors de sa mort ces quatre voies se terminent pour lui. Mais Allah, purifié soit-Il, lui ouvre s’il fait partie des bienheureux, huit voies qui sont les huit portes du paradis, où il pourra y accéder par celle qu’il désire.

Ainsi est le Seigneur, purifié soit-Il. Il ne prive une chose de cette vie d’ici-bas à Son serviteur croyant, sans lui octroyer une chose meilleure et plus bénéfique pour lui, ce qui n’est réservé qu’au croyant. Allah éloigne de lui la chose basse et vile, qu’il n’agrée pas à son égard, pour lui donner à la place une chose plus haute et précieuse. Le serviteur par l’ignorance de ses intérêts, ainsi que de la générosité de son seigneur, sa Sagesse et Sa douceur, ne connaît pas la grande différence entre ce qu’on lui a privé, et ce qui lui a été réservé. Il est épris par ce qui est immédiat en dépit de sa bassesse, et peut désirant de ce qui touche l’au-delà malgré son élévation.

Source : Al Fawaid (57), de l’Imam Ibn Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

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 فرِّغ خاطرك للهمِّ بما أُمرت به ، ولا تشغله بما ضمن لك ؛ فإن الرزق والأجل قرينان مضمونان ، فما دام الأجل باقيا كان الرزق آتيا ، وإذا سد عليك بحكمته طريقا من طرقه ، فتح لك برحمته طريقا أنفع لك منه ؛ فتأمل حال الجنين : يأتيه غذاؤه وهو الدم ، من طريق واحدة وهو السرة ، فلما خرج من بطن الأم وانقطعت تلك الطريق ، فتح له طريقين اثنين ، وأجرى له فيهما رزقا أطيب وألذ من الأول : لبنا خالصا سائغا ، فإذا تمت مدة الرضاع وانقطعت الطريقان بالفطام ، فتح طرقا أربعة أكمل منها : طعامان وشرابان ؛ فالطعامان من الحيوان والنبات ، والشرابان من المياه والألبان ، وما يضاف اليهما من المنافع والملاذ ، فإذا مات انقطعت عنه هذه الطرق الأربعة ، لكنه سبحانه فتح له ـ إن كان سعيدا ـ طرقا ثمانية ، وهى أبواب الجنة الثمانية يدخل من أيها شاء ، فهكذا الرب سبحانه لا يمنع عبده المؤمن شيئا من الدنيا إلا ويؤتيه أفضل منه ، وأنفع له ، وليس ذلك لغير المؤمن ، فإنه يمنعه الحظ الأدني الخسيس ، ولا يرضي له به ، ليعطيه الحظ الأعلى النفيس ، والعبد لجهله بمصالح نفسه ، وجهله بكرم ربه وحكمته ولطفه ، لا يعرف التفاوت بين ما منع منه وبين ما ذخر له ، بل هو مولع بحب العاجل وإن كان دنيئا ، وبقلة الرغبة في الآجل وإن كان عليا . »

(الفوائد ، لابن القيم (57

La différence entre la foi et la croyance

Quel est donc la différence entre la foi et la croyance ?

La croyance est plus large que la foi ?!

On a questionné l’imam Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, et ceci fait partie des points bénéfiques tirés des enseignements de l’érudit Al Albani. On l’a questionné sur la différence entre la croyance et la foi. Il répondit qu’il n’existait pas de différence entre eux. Il n’y a pas de dissemblance entre la croyance et la foi. Puis il évoqua un autre point bénéfique : la Sunnah peut être désigné par la foi et cette appellation est celle du livre et de la Sunnah. C’est à dire que ces croyances que nous avons entre les mains sont qualifiées par Al Iman (la foi) tiré du livre d’Allah et de la Sunnah du messager d’Allah ﷺ. Tandis que sa désignation par le terme ‘Aquidah (croyance) provient des savants.

Ce sont donc deux points bénéfiques. Le premier est qu’il n’y a pas de différence entre la foi et la croyance. La croyance est la foi, et la foi est la croyance, il n’y a pas de différence. La preuve de cela est constituée par les œuvres rédigées dans ce domaine. Ils écrivent ainsi des ouvrages dans la croyance et mentionnent ces points, ces méthodologies et ces fondements. De même qu’ils écrivent des œuvres dans la foi et inscrivent ces mêmes méthodologies, ces mêmes fondements et ces mêmes points dogmatiques.

Par exemple Al Sabouni a un recueil qu’il a intitulé comment ? « La croyance des prédécesseurs, les partisans du hadith. » Il l’a donc nommé ‘Aquidah. De même que l’imam Al Tahawi, que l’on désigne de nos jours comme « l’opuscule d’Al Tahawi » mais son véritable intitulé est « la croyance des gens de la Sunnah » comme Al Tahawi l’a appelé. Il l’a donc dénommé ‘Aquidah. Ibn Mandha a écrit également une œuvre dans la croyance qui a pour titre « Al Iman ». C’est pourquoi il n’y a pas de différence entre la croyance et la foi, et la seule nuance est comme vous l’avez entendu. A savoir que ces points ont été désigné dans le Coran et la Sunnah par le nom Al Iman et les savants ont en fait référence par le nom Al ‘Aquidah.

Et le premier qui a baptisé son livre par le terme ‘Aquidah, qui est-il ?

L’imam Al Tahawi est le premier à avoir énoncé le mot ‘Aquidah.

Auteur : Parole prononcée par Cheikh Yassin Al ‘Adani, qu’Allah lui fasse miséricorde.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

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L’innovation du Mawlid



Je demande l’aide exclusif d’Allah dans cette allocution, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. J’atteste que nulle divinité ne mérite l’adoration excepté Allah, Seul sans associé. Et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et messager, que les éloges d’Allah et le salut soient sur lui, sur les membres croyants de sa famille, ainsi que sur l’ensemble de ses compagnons.

Ô Allah enseigne nous ce qui nous sera bénéfique, rends nous profitable la science que Tu nous as apprise, augmente notre science, réforme l’ensemble de nos affaires, et ne nous laisses pas à nous-mêmes, ne serait-ce l’espace d’un clin d’œil.

Ceci dit :

Nobles frères, ce soir l’intervention est liée à un sujet que nous verrons plus en détail par la suite. Cependant, je voulais commencer par une histoire en lien avec ce thème, qui a eu lieu durant ces mêmes jours, il y a de cela quelques années. Un visiteur de ce pays béni m’a rencontré durant cette période. Il m’a dit avec étonnement :

« Je suis ébahi de voir la situation des gens de Médine, la ville du prophète ﷺ. »

Durant ces jours qui coïncident avec la naissance du prophète ﷺ. Il dit :

« Je suis stupéfié de voir à Médine, aucunes formes de manifestations de la naissance du prophète ﷺ à Médine. » Tout en disant : « Médine est la première contrée sur la terre qui devrait célébrer la naissance du prophète ﷺ. Je ne vois aucunes formes de manifestations de la naissance du prophète ﷺ à Médine. Tandis que beaucoup d’autres pays, durant ces jours, ont de grandes célébrations. Ils veillent la nuit, récitent des poèmes, probablement pour cette occasion, ils tapent du tambour, dansent, et des choses de cette nature. Mais Médine n’a aucune célébration de la naissance du prophète ﷺ. » Et il demanda : « Quel en est la raison ? »

Je lui dis alors : « Si tu savais la raison, l’étonnement se dissiperait dans ton cœur. La raison est unique. » Il me dit : « Et quelle est-elle ? » Je lui dis alors : « Car ils aiment le prophète ﷺ et c’est pourquoi ils ne fêtent pas sa naissance. » Il dit : « C’est étonnant. » Je lui répondis : « Oui, l’amour véridique du prophète ﷺ ne se traduit pas par des manifestations innovées dans la religion d’Allah. La seule véritable manifestation de l’amour du prophète ﷺ se résume dans son suivi. Et si tu désires une preuve concernant cette question, alors connais-tu un amour plus véridique pour le prophète ﷺ que celui de Abu Bakr, ‘Omar, ‘Othman, ‘Ali, les dix autres compagnons promis au paradis, ainsi que le reste des compagnons et ceux qui les ont suivis avec excellence ? Connais-tu des amours plus véridiques que les leurs ? Et penses-tu que ceux qui sont venus après eux, notamment dans les dernières générations, peuvent avoir un amour plus intense pour le prophète ﷺ ? » Il dit « Non. » Je lui dis alors : « Tous les compagnons n’ont pas fêté (sa naissance), de même que la génération suivante. Et ces célébrations ont vu le jour seulement à la fin de la troisième génération, comme cela fut mentionné par de nombreux gens de science. Et les trois meilleures générations sont passées sans toutes ces célébrations. Il est impossible de dire qu’Allah a réservé ce bien pour les dernières générations et en a privé les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis avec excellence. En vérité, c’est un mal dont Allah a protégé et sauvé les compagnons, et fut une source d’épreuve pour ceux qui les ont succédé. S’il s’agissait d’un bien, ils nous auraient précédés dans cela, car ils nous ont devancé dans tous les biens. Allah a dit [dans le sens rapproché de sa parole] :

« Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis avec excellence. »
[Al Tawbah : 100]

Ils sont les premiers et les meilleurs des croyants.

« La meilleure des générations et la mienne, puis celle qui la suit, puis celle qui la suit. » [Sahih Al Bukhari et Muslim]

Aucun d’entre eux n’a célébré la naissance du prophète ﷺ, et il n’est pas connu que l’un d’entres eux l’a fêtée. Donc si une personne dit : « Vraiment notre intention avec ces célébrations est d’élever la mention du prophète ﷺ et de manifester sa magnificence. » On lui dit alors : « l’attachement à cet objectif, à savoir l’évocation du prophète ﷺ et sa magnificence est une chose continuelle dans la communauté. Ils n’ont pas spécifié un jour dans l’année. Allah a dit [dans le sens rapproché de sa parole] :

« Et Nous avons exalté pour toi ta renommée ? »
[Al Sharh : 4]

C’est pourquoi que sa mention est élevée dans l’appel à la prière, dans le Tashahoud, et à de multiples moments dans la journée du musulman. Le Seigneur des univers n’est pas évoqué dans l’attestation de foi sans qu’il soit lié au témoignage de la prophétie du prophète ﷺ. Et les musulmans ne cessent, tous les jours, d’évoquer le prophète ﷺ, d’écouter ses Ahadith, de lire sa biographie, de se renseigner sur ses caractéristiques, ses spécificités, ses attributs et ses actes. Ils lisent ces Ahadith, apprennent sa biographie et connaissent sa guidée. Ils sont donc avec lui tous les jours. Si le but est de magnifier et d’évoquer son nom, alors se n’est pas spécifique à un jour dans l’année. Et si ce qui est voulu est de montrer l’amour du prophète ﷺ alors cela ne se réalise que par son suivi.

« Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. »
[Al ‘Imran : 31]

L’amour n’est pas que l’individu s’adonne à des pratiques qui ne sont pas présentes dans la législation d’Allah, et il prétend qu’il a agit par amour envers le prophète ﷺ. L’amour véridique est uniquement de le suivre et de cheminer sur sa voie. Sans évoquer ce qui se passe dans ces célébrations qui s’opposent à la législation. Parmi les plus notables, l’exagération dans les louanges au prophète ﷺ. Elles reposent même sur cela. Le prophète ﷺ a dit :

« N’exagérez pas dans mon éloge comme les chrétiens l’ont fait avec le fils de Maryam, car je ne suis qu’un serviteur. Désignez-moi donc comme le Serviteur d’Allah et Son Messager. »
[Sahih Al Bukhari]

Et dans un autre hadith :

« Je n’aime pas que vous m’éleviez au-dessus du rang qu’Allah m’a donné. Je suis uniquement un serviteur d’Allah et Son messager. »
[Rapporté par Ahmed et An-Nassai]

Les célébrations se fondent sur la récitation de poèmes contenant de l’exagération et de l’excès dans ses louanges, l’élevant à un degré supérieur au sien. Les poèmes reposent sur les éloges à outrance du noble prophète ﷺ. Ils considèrent même que la célébration de la naissance du prophète ﷺ n’est pas complète tant que ce genre de poèmes ne sont pas récités. De plus, dans de nombreuses célébrations de la naissance du prophète ﷺ on tape du tambour, danse et d’autres choses encore. Hier un noble frère m’a informé qu’il a vu dans certains endroits, durant ces mêmes jours, dans les mosquées ils jouent du tambour, dansent et prétendent que ce sont des manifestations de la naissance du prophète ﷺ.

Le prophète ﷺ a mentionné à sa communauté une règle générale et suffisante dans ce type d’affaire, quand il a dit dans un grand hadith que les savants ont considéré comme étant un fondement dans cette législation, qui n’est autre que sa parole :

« Celui qui innove dans notre affaire-ci (la religion), une chose qui n’en fait pas partie, alors elle est rejetée. »
[Sahih Al Bukhari et Muslim]

Même si le but dans l’action est d’afficher l’amour (du prophète ﷺ), elle est rejetée et n’est pas acceptée de lui. En effet, Allah n’accepte aucune œuvre sans qu’elle soit vouée sincèrement pour Son visage et en conformité à la guidée de Son messager ﷺ. Il est mentionné que de nombreuses personnes qui célèbrent la naissance du prophète ﷺ, ne ratent jamais cet événement, mais ils délaissent la prière d’Al Fajr durant cette même nuit et les autres nuits également. Ainsi les obligations sont délaissées tandis que les innovations sont préservées. C’est une grande calamité qui est liée à cette innovation dans laquelle ils persistent et adhèrent. Cette innovation a un effet néfaste sur leurs vies, en faisant disparaître de nombreuses Sunnan, sans parler des obligations de la religion.

En résumé, il incombe au musulman d’aimer le prophète ﷺ, d’un amour véridique, qui jaillit du cœur et qui a pour fruit le suivi et l’imitation du prophète ﷺ. Un amour qui est conforme à celui des illustres compagnons, qu’Allah les agrées. Un amour qui fait apparaître leurs suivis et non pas l’invention de choses dans la religion d’Allah et la pratique d’actes qui n’ont ni origine et ni fondement dans la législation d’Allah.

Il existe des traités bénéfiques et exhaustifs contenant de précieux et d’immenses points bénéfiques, regroupant les paroles de nos grands savants. Comme les paroles du noble Cheikh Mohammed Ibn Ibrahim, le premier Mufti de ce pays. De même que les paroles du noble Cheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz, ainsi que celles de l’érudit Cheikh Salah Al ‘Otheimine. Ils renferment des détails profitables. Je pense qu’il existe ici des exemplaires disponibles pour en tirer avantage. Il est aussi possible d’en offrir aux personnes dont on espère, par la permission d’Allah, qu’ils en tireront profit.

Auteur : Parole prononcée par l’éminent Cheih ‘Abd Al Razzaq Al Badr, qu’Allah le préserve.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

Autorisation de diffusion uniquement en citant la source.

Six choses pour être sauvé de l’épreuve du Dajjâl

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L’épreuve du Dajjâl est la plus grande, la plus intense de toute.  Ainsi le musulman doit rester sur ses gardes. Selon ‘Imran Ibn Housayn, le prophète ﷺ a dit :

« Depuis la création d’Adam jusqu’au jour de la résurrection, il n’y aura pas d’évènement plus important que la venue du Dajjâl. »
[Rapporté par Muslim]

Al Hakim l’a également rapporté en disant : 

« un trouble plus important que celui du Dajjâl. »

Voici six points éminents qu’il est bon de connaître pour être épargné de cette affliction :

  • 1) Multiplier la demande de protection contre ce trouble.

Le prophète ﷺ le faisait et ordonnait d’agir ainsi. Le meilleur moment pour chercher le refuge auprès d’Allah contre ce mal est après le Tachahoud, avant le salut final de la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire.

D’après Abi Hourayra, le messager d’Allah ﷺ a dit :

« Lorsque l’un d’entre vous a terminé le dernier Tachahoud, qu’il cherche refuge auprès d’Allah contre quatre choses : le supplice de l’enfer, le supplice de la tombe, la tentation de la vie et de la mort ainsi que le mal du faux messie [Massih ad-Dajjâl]. » [Rapporté par Muslim]

Certains savants sont d’avis que cette demande de refuge est obligatoire dans toutes les prières, après le Tachahoud et avant le salut final.

  • 2) Veillez à s’écarter des troubles et de ses causes.

C’est pourquoi il nous est venu dans le Musnad d’Ahmad et selon d’autres encore, que notre prophète ﷺ a dit :

« Quiconque entend parler du Dajjâl, qu’il s’éloigne de lui. » [Rapporté par Ahmad]

Mais pour en être éloigné il faut habituer sa personne à s’écarter des troubles et des trompeurs. En effet, avant la venue du grand imposteur (Dajjâl), sortiront de nombreux imposteurs comme le prophète ﷺ a dit :

« Sortira de ma communauté, des imposteurs et des menteurs. » [Rapporté par Muslim]

  • 3) Revivifier et renforcer la foi, car elle est protection et salut.

Médites ce qui a été cité dans l’authentique de Muslim, lorsque le prophète ﷺ a évoqué l’arrivée du Dajjâl à Médine, et qu’il trouvera des rangés d’anges qui la protège et qui l’empêcheront d’y pénétrer :

« [Le Dajjâl] s’arrêta à Sabakha (un endroit proche de Médine), puis Médine sera secouer de trois secousses et en sortira tout mécréant et hypocrite. » [Rapporté par Muslim]

Et quand le prophète ﷺ a évoqué les attributs du Dajjâl :

« Il est écrit Kâfir [mécréant] entre ses yeux, tout croyant pourra le déchiffrer, qu’il sache lire ou non. » [Rapporté par Al Bukhari et Muslim]

Tandis que le mécréant, même s’il compte parmi les personnes les plus voyantes, les plus instruites, il ne pourra pas lire ce mot par l’aveuglement de son cœur. Contrairement au croyant dont Allah a illuminé sa clairvoyance par la foi, il lira entre les yeux du Dajjâl, ce qui sera cause de sa protection.

  • 4) Veillez aux actes pieux, à l’accomplissement des obéissances avant l’arrivée des troubles.

Le prophète ﷺ a dit :

« Hâtez-vous d’accomplir de bonnes actions avant l’apparition de six signes : le Dajjâl, la bête, la fumée, le soleil se levant à l’ouest, une grande agitation générale et la mort de l’un d’entre vous. » [Rapporté par Muslim]

Les bonnes actions en temps de commodité constitueront une protection par la permission d’Allah en temps de difficulté. En effet, selon Oum Salama, le prophète ﷺ s’étant réveillé une nuit, effrayé il s’écria :

« Pureté à Allah. Que de troubles Il fera descendre la nuit et que de trésors Il fera descendre ! Qui réveillera celles qui occupent des chambres ! » [Rapporté par Al Bukhari]

C’est-à-dire les femmes qui se lèvent la nuit pour prier. S’adonner aux actes pieux et aux adorations représente donc une sauvegarde contre les tourments.

  • 5) Connaître les traits du Dajjâl et sa situation à la lumière de la Sunnah.

« Il est borgne et votre Seigneur n’est pas borgne. »
« (…) et entre ses yeux, il est écrit Kâfir [mécréant]. »
« Sachez que vous ne verrez pas votre Seigneur avant votre mort. »
« Allah n’a pas envoyé de prophète sans qu’il n’ait mis en garde sa communauté contre le Dajjâl. » [Rapportés par Muslim]

A la fin des temps, le Dajjâl apparaîtra avec des miracles qui tromperont beaucoup de gens excepté ceux qu’Allah a épargné. Il se présentera à une contrée et invitera ses habitants à croire en lui. S’ils répondront favorablement à son appel, il ordonnera alors au ciel de pleuvoir et à la terre de faire pousser ses plantes. Pour ceux qui refuseront, il les quittera et seront victimes de la sécheresse. C’est une épreuve et un test d’Allah, pour que se distingue le bon du mauvais, le véridique du menteur, et le croyant de l’hypocrite.

  • 6) Apprendre les dix premiers versets de sourate Al Kahf.

Le prophète ﷺ a dit :

« Celui qui mémorise les dix premiers versets de sourate Al Kahf sera préservé du Dajjal. » [Rapporté par Muslim]

Dans un long hadith décrivant l’épreuve du Dajjâl, Nawas Ibn Sam’an rapporte du prophète ﷺ :

« Celui qui le rencontre parmi vous qui lui lise les premiers versets de Sourate Al Kahf. » [Rapporté par Muslim]

Si tu médites le début de cette sourate en cherchant à comprendre ses sens, tu trouveras qu’elle contient les significations de la foi, la connaissance et la croyance en Allah. Ils seront alors une aide dans ta préservation des troubles, du Dajjâl ou de tous autres. Par conséquent la mémorisation se doit d’être accompagnée par la méditation et la compréhension des versets.

Source : Résumé du sermon de l’honorable Cheikh ‘Abd Al Razzaq Al Badr.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

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Le mois d’Allah Al Mouharam

Allah a instauré le nombre de mois à douze, le jour où Il créa les cieux et la terre. Il en distingua certains, parmi eux le mois du jeûne, les mois du pèlerinage, les mois sacrés. À Allah appartient la grande sagesse dans cela, Il sait, tandis que nous ignorons, purifié et élevé Soit-Il.

Nous sommes actuellement dans le mois d’Allah Al Mouharam, l’un des mois sacrés dont Allah a dit (dans le sens rapproché de Sa parole) :

« Quatre d’entre eux sont sacrés, telle est la religion droite. (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-mêmes. »
[At-Tawbah : 36]

Si la piété d’Allah est demandée durant tous les mois, elle est alors encore plus exigée durant ces mois (sacrés).

Qatada a dit :

« Les œuvres pieuses ont plus de récompenses dans les mois sacrés, et l’injustice qui y est faite, est plus sévère que durant les autres mois, même si de tout temps l’iniquité reste grave. »

Ce qu’il est entre autres légiféré durant ce mois, est de le jeûner dans sa totalité. D’après Abi Houreira, qu’Allah l’agrée, le messager d’Allah ﷺ a dit :

« Le meilleur des jeûnes après celui du Ramadan et celui du mois d’Allah Al Mouraham, et les meilleures prières après les obligatoires sont celles accomplies la nuit. »
[Rapporté par Muslim]

Si le musulman est dans la capacité d’avoir la récompense du jeûne complet de ce mois, alors qu’il le fasse. Sinon qu’il s’efforce à jeûner ‘Achoura, qui est le dixième jour de ce mois, comme cela est connu des gens de science. Selon le hadith de Abi Qatada, qu’Allah l’agrée, le messager d’Allah ﷺ a été questionné sur le jeûne de ‘Achoura, il répondit :

« Il expie les péchés (mineurs) de l’année passée. » 
[Rapporté par Muslim]

Ainsi que le hadith d’Ibn ‘Abbas, qu’Allah les agrée, dans lequel il dit :

« Je n’ai pas vu le prophète ﷺ rechercher le mérite d’un jour sur un autre, excepté ce jour, celui de ‘Achoura. »
[Rapporté par Al Bukhari et Muslim]

Et le prophète ﷺ insistait sur le jeûne de ‘Achoura avant que fut légiféré celui du Ramadan. Au point où certains savants sont d’avis qu’il était obligatoire (avant l’obligation du Ramadan.)

La meilleure manière de jeûner le jour de ‘Achoura est de le faire précéder d’un jour de jeûne, ou s’il le veut, de le faire suivre d’un jour, selon sa parole ﷺ :

« Si je vis encore l’année qui suit, je jeûnerai le neuvième jour. »
[Rapporté par Muslim].

La sagesse de le faire précéder ou de le faire suivre d’un jour de jeûne, est de se distinguer des juifs et des chrétiens, qui eux, jeûnaient uniquement ce jour. Ibn ‘Abbas, qu’Allah les agrée, a dit :

« Lorsque le messager d’Allah ﷺ a jeûné le jour de ‘Achoura et a ordonné de le jeûner, ils dirent : « Ô messager d’Allah ! Certes c’est un jour auquel les juifs et les chrétiens donnent de l’importance ». Le messager d’Allah ﷺ dit alors : « L’année prochaine, si Allah le veut, nous jeûnerons le neuvième jour ». Le messager d’Allah ﷺ décéda, avant la venue de l’année suivante. »
[Rapporté par Muslim].

Mes frères en islam :

La sagesse dans la légifération du jeûne de ‘Achoura est de jeûner en remerciement à Allah, purifié et élevé soit-Il, car c’est le jour où Allah a sauvé Moussa avec ceux qui étaient avec lui parmi les croyants des enfants d’Israël, et a noyé Pharaon avec son armée. Si les juifs le jeûne, alors nous sommes les plus en droit de s’affilier à Moussa qu’eux, comme l’a dit le prophète ﷺ. Puisqu’ils ont mécru en sa religion, l’on remplacée et falsifiée. Tout comme ils ont mécru en Mohammed ﷺ, dont ils se devaient de croire. Bien plus encore, si Moussa était vivant lors de l’envoi de Mohammed ﷺ, alors il n’aurait pas d’autre choix que de le suivre. Nous sommes, quant à nous, sur le Tawhid avec quoi Moussa et l’ensemble des messagers furent envoyés, que les prières et le salut soient sur eux.

Ô serviteurs d’Allah :

Certes, Moussa n’a pas été envoyé pour faire tomber Pharaon de son pouvoir. Mais il fut envoyé uniquement pour qu’il l’appelle lui, et son peuple à unifier Allah dans l’adoration tout en délaissant toute dévotion pour autre que Lui. C’est également le cas de tous les prophètes et messagers d’Allah, comme dans Sa parole (au sens rapproché) :

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous du Tâghout. ». »
[An-Nahl : 36]

Parmi les crimes contre la prédication et la communauté, est d’écarter le prêche à Allah, du soin porté à la croyance pure, pour une autre voie, dont la principale préoccupation du prêcheur est d’animer les masses contre les gouvernements, de répandre les troubles et les coups d’états. Ils empreintent tous les moyens possibles pour arriver à ce but, même s’ils sont en opposition avec les bases et les ramifications de la religion.

Ceci n’est pas la voie de Mohammed, de ‘Issa, de Moussa, d’Ibrahim, et de Nouh, que la prière et le salut soient sur eux. Alors qu’ils sont les messagers doués d’une grande fermeté, les exemples et les imams des prêcheurs. Allah nous a raconté en détail leurs appels, uniquement pour qu’ils soient source d’inspiration, et une voie à suivre pour les prédicateurs.

Si nous avons compris ce qu’il est légiféré de faire durant le mois d’Allah Al Mouharam, sous la lumière des textes religieux, il est alors bon d’avertir contre des erreurs que font certaines personnes en ce mois. Parmi elles ce que pensent certains : avec ce mois débute une nouvelle page pour que le serviteur œuvre, après que la page de ses actions ait été tournée à Dhoul-Hijja. De là, certains ont fait du dernier mois calendaire, un moment propice pour se juger, faire une rétrospective de sa personne. Tout cela n’a aucun fondement et ne repose sur aucune preuve. Le début de l’année hégirienne par le mois d’Al Mouharam a été décrété durant l’époque de ‘Omar, après que fut terminée la révélation, et parachevée la législation. On n’a voulu ainsi ajuster le temps, pour distinguer les contrats, les transactions, les correspondances et d’autres intérêts de ce genre.

Certains diffusent des ahadith mensongers, qui ne sont pas évoqués dans les livres du hadith. Ils spécifient une invocation pour le premier jour d’Al Mouharam, avec la réalisation de fausses promesses pour celui qui la prononce. Ce sont des ahadtih forgés, outrageant à l’encontre du messager d’Allah ﷺ.

De nos jours, comme est rapide la diffusion de l’innovation, en raison des facilités de communication apportées par les moyens modernes. Soyez donc vigilant, et ne diffusez rien du prophète ﷺ qu’après avoir cherché, et s’être assuré de son authenticité. Puisque si la personne propage un mensonge contre le messager d’Allah ﷺ, il entre alors dans la sévère menace, qu’Allah nous en préserve.

Et parmi les innovations faites dans le mois d’Al Mouharam, ce que font les Rawafidh comme rassemblement dans la tristesse et la mélancolie, la flagellation, en commémoration comme ils le prétendent du meurtre de Al Houssayn fils de ‘Ali, qu’Allah les agrée tous deux.

Par curiosité ou pour jetez un coup d’œil, des gens de la Sunnah peuvent suivre ces faits avec les moyens de communications. Mais cela représente un immense danger, car ils assistent alors à ces regroupements remplis de paroles vouant l’adoration pour autre qu’Allah, comme l’invocation, la demande de secours. Ils sont truffés de mensonges envers Allah, Son messager, ses compagnons ainsi que les membres croyants de la famille du prophète ﷺ. Par conséquent celui qui ne distingue pas la vérité du faux, la véracité du mensonge, peut être influencé par ce qu’il entend. L’amour de l’innovation entre alors dans son cœur. Dès lors, ce qu’il fuyait se métamorphose en acceptation, son blâme se transforme en agrément, nous cherchons refuge auprès d’Allah.

Allah a cité dans les caractéristiques des serviteurs d’Al Rahman (dans le sens rapproché de Sa parole) :

« Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement. »
[Al-Furqan : 72]

C’est à dire qu’ils n’assistent pas aux assemblés ou le mensonge, le faux et la transgression sont présents. Le prophète ﷺ a dit :

« Si vous voyez ceux qui suivent ce qui en est équivoque, ce sont ceux-là qu’Allah a nommé, prenez donc garde à eux ! »

Source : Extrait d’un sermon de Cheikh ‘Ali Al Haddadi, qu’Allah le préserve.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

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فإن الله تعالى جعل عدة الشهور اثني عشر شهرا يوم خلق السموات والأرض، وفاوت بين هذه الأشهر فمنها شهر الصيام ومنها أشهر الحج ومنها الاشهر الحرم، ولله في كل ذلك الحكمة البالغة يعلم ولا نعلم سبحانه وتعالى.

وها نحن في شهر الله المحرم أحد الأشهر الحرم التي قال الله فيها (منها أربعة حرم ذلك الدين القيم فلا تظلموا فيهن أنفسكم) فإذا كانت تقوى الله مطلوبة في كل الأشهر فهي في هذه الأشهر آكد وألزم قال قتادة: العمل الصالح أعظم أجرا في الأشهر الحرم والظلم فيهنّ أعظم من الظلم فيما سواهنّ، وإن كان الظلم على كل حال عظيما.

ومما يشرع في هذا الشهر صيامه كله فعن أبي هريرة رضي الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ” أفضل الصيام بعد رمضان شهر الله المحرم ، وأفضل الصلاة بعد الفريضة صلاة الليل ” . رواه مسلم .

فإذا استطاع المسلم أن يفوز بأجر صيام هذا الشهر كله فليفعل، وإن لم يتيسر له فليحرص على صيام عاشوراء وهو اليوم العاشر منه على المشهور عند أهل العلم لحديث أبي قتادة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم سئل عن صيام يوم عاشوراء فقال: ” يكفر السنة الماضية ” رواه مسلم ولحديث ابن عباس رضي الله عنهما قال: “ما رأيتُ النبيَّ -صلى الله عليه وسلم- يتحرَّى صيام يوم فضَّله على غيره إِلا هذا اليوم : يومَ عاشوراء” الحديث متفق عليه.

وكان النبي صلى الله عليه وسلم يؤكد على صيام عاشوراء قبل أن يشرع صيام رمضان حتى ذهب بعض أهل العلم إلى أن صومه كان واجباً.

والأفضل لمن أراد صوم عاشوراء أن يصوم قبله يوماً وإن شاء صام بعده يوماً لقوله صلى الله عليه وسلم: (لئن بقيت إلى قابل لأصومن التاسع) رواه مسلم

والحكمة من سبقه بصيام أو إتْباعه بصيام مخالفة اليهود والنصارى فإنهم كانوا يفردونه بالصوم قال ابن عباس: “حين صام رسول الله صلى الله عليه و سلم يوم عاشوراء وأمر بصيامه قالوا: يا رسول الله إنه يوم تعظمه اليهود والنصارى فقال رسول الله صلى الله عليه و سلم: فإذا كان العام المقبل إن شاء الله صمنا اليوم التاسع قال فلم يأت العام المقبل حتى توفي رسول الله صلى الله عليه و سلم. رواه مسلم.

إخوة الإسلام:

إن الحكمة من تشريع صيام عاشوراء أن يكون صيامه شكراً لله سبحانه وتعالى لأنه يوم نجى الله فيه موسى ومن معه من المؤمنين من بني إسرائيل وأغرق فيه فرعون وجنوده. وإذا كان اليهود يصومونه فنحن أحق بموسى منهم كما قال عليه الصلاة والسلام لأنهم كفروا بدينه وبدلوه وغيروه وكفروا بمحمد صلى الله عليه وسلم الذي يلزمهم أن يؤمنوا به بل لو كان موسى حياً حين بعث محمد صلى الله عليه وسلم ما وسعه إلا أن يتبعه ، أما نحن فإنا على التوحيد الذي بعث الله به موسى وبعث به جميع الرسل عليهم الصلاة والسلام.

عباد الله:

إن موسى عليه السلام ما بعث ليصارع فرعون على كرسي الحكم وإنما بعث ليدعوه ومن معه إلى أن يفردوا الله بالعبادة ويَدَعوا عبادة ما سواه كما هو الشأن في حال جميع انبياء الله ورسله عليهم الصلاة والسلام كما قال تعالى (ولقد بعثنا في كل أمة رسولا أن اعبدوا الله واجتنبوا الطاغوت).

فمن الجناية على الدعوة وعلى الأمة أن ينحرف مسار الدعاة الى الله من الحرص على الدعوة الى العقيدة الصافية إلى مسار آخر لا يكون فيه همّ الداعية إلا تأليب الجماهير على الحكومات والسعي للفتن والانقلابات وسلوك كل السبل الممكنة للوصول الى هذا المقصد ولو خالف أصول الدين و فروعه.

فهذه ليست بطريقة محمد صلى الله عليه وسلم ولا عيسى ولا موسى ولا إبراهيم ولا نوح عليهم الصلاة والسلام وهم أولوا العزم من الرسل وقدوة الدعاة وأئمتهم ، وما قص الله علينا دعواتهم بالتفصيل الا ليتخذ الدعاة منها نبراساً ومنهاجاً.

بارك الله لي ولكم في القران العظيم ونفعني وإياكم بهدي سيد المرسلين أقول هذا القول وأستغفر الله لي ولكم من كل ذنب إنه هو الغفور الرحيم

الخطبة الثانية

اما بعد:

فإذا عرفنا المشروع فعله في شهر الله المحرم على ضوء النصوص الشرعية فيحسن التنبيه الى بعض المخالفات التي تقع من بعض الناس في هذا الشهر فمنها ظن بعضهم ان هذا الشهر تبدأ فيه صفحة جديدة لعمل العبد بعد أن طويت صفحة أعماله في شهر ذي الحجة ورتب بعض الناس على ذلك جعلَ آخر العام الهجري توقيتاً مناسباً لمحاسبة النفس ومراجعتها وهذا كله لا أصل له ولا دليل عليه فابتداء السنة الهجرية بشهر محرم امر رُتّب في زمن عمر رضي الله عنه بعد أن انقطع الوحي وكمل الشرع وما أريد منه الا صبط التاريخ لتمييز العقود والمعاملات والمكاتبات ونحو ذلك من المصالح …

وأخذ بعض الناس يتدوال أحاديث مكذوبة لا ذكر لها في كتب الحديث ترتب دعاء خاصا لأول يوم من محرم وتَعِد من قاله بوعود اخترعها واضع الحديث ومفتريه على رسول الله صلى الله عليه وسلم وما أسرع ما تنتشر البدع في هذا العصر بسبب تيسر التواصل بين الناس عبر وسائل الاتصالات الحديثة فكونوا على حذر ولا تنقلوا عن رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئاً الا بعد التحري والتأكد منه فإن ناقل الكذب على رسول الله صلى الله عليه وسلم داخل في الوعيد الشديد والعياذ بالله.

ومن البدع المحدثة في شهر محرم ما تفعله الرافضة من إقامة المآتم والأحزان وضرب الأجساد حزنا على قتل الحسين بن علي رضي الله عنهما فيما يزعمون.

وبعض أهل السنة قد يتابع هذه الاحداث عبر وسائل الإعلام من باب الفرجة والاطلاع ولكن هذا فيه خطر عظيم لأنه يصحب هذه التجمعات إلقاء الكلمات المشحونة بصرف العبادة لغير الله كالدعاء والاستغاثة، والمملوءة بالكذب على الله وعلى رسوله وعلى أصحابه وعلى آل بيته ، ومن لا يميز بين الحق والباطل والصدق والكذب قد يغتر بما يسمع فيدخل في قلبه حب البدعة فينقلب نفوره إلى قبول واستنكاره إلى رضى والعياذ بالله وقد قال تعالى في صفة عباد الرحمن (والذين لا يشهدون الزور) أي لا يحضرون مجالس الكذب والباطل والإثم، وقال صلى الله عليه وسلم (فإذا رأيت الذين يتبعون ما تشابه منه فأولئك الذين سمى الله فاحذروهم) أعاذني الله وإياكم من مضلات الفتن.

معاشر المؤمنين صلوا وسلموا على المبعوث رحمة للعالمين …

Conseils sur le jeûne du samedi

Toutes les louanges reviennent de droit à Allah, Seigneur des univers, que les prières et le salut soient sur Son noble messager.

Ceci dit :

Il est connu des étudiants en science que le jeûne du samedi est un sujet sur lequel nos savants ont divergé. De nombreux frères interrogent sur le jugement du jeûne le samedi, et ceci est une chose qui suscite la joie, de voir beaucoup de partisans de la Sunnah questionner sur l’avis prépondérant, et les louanges reviennent de droit à Allah. Ils veulent ainsi adorer Allah le Très-Haut selon ce qui est conforme aux preuves religieuses. Toutes les louanges reviennent par mérite à Allah Seigneur des univers, pour le bienfait de voir la Sunnah se diffuser. Cependant il incombe de considérer certains points que les gens de science ont cités en ce qui concerne ce sujet. Ils sont nombreux, répandus et diffusés dans leurs livres, parmi eux :

▪ Premièrement :

Il ne convient pas de polémiquer et de se quereller dans les sujets où la divergence est permise, dans les efforts d’interprétation menés par les jurisconsultes.

▪ Deuxièmement :

Si l’étudiant en science fait partie des gens qui ont la capacité de juger et regarder les paroles des jurisconsultes, d’analyser leurs preuves, a la compétence d’en tirer l’avis prépondérant, alors cela lui est obligatoire.

▪ Troisièmement :

Si le musulman ne peut pas juger l’avis prééminent et n’a pas la capacité lui permettant d’observer les preuves, de juger du plus juste, d’analyser les paroles des jurisconsultes, d’en tirer celui qui prédomine, alors ce qui est obligatoire le concernant est de demander à la personne dont on a foi en sa religion et sa science, qui lui montrera le jugement avec preuve.

▪ Quatrièmement :

Le musulman qui juge un avis comme étant le plus fort, suite à une question ou une étude des preuves et des paroles des jurisconsultes. S’il fait partie des gens de science, et jeûne il adore Allah par le jeûne, et s’il voit l’interdiction de jeûner, délaisse alors le jeûne du samedi non en suivant ses passions mais plutôt par suivie de ce qu’il juge être la vérité, alors il est récompensé, par la permission d’Allah, pour son intention.

▪ Cinquièmement :

Il convient de respecter les savants et de les considérer. De savoir que si l’un d’entre eux atteint la vérité, il aura alors deux récompenses et s’il se trompe n’en aura qu’une.

▪ Sixièmement :

De même on se doit de respecter les étudiants en science, connus pour la science et la vérification de la preuve, le suivi de la Sunnah et le suivi des savants.

▪ Septièmement :

Le savant peut revenir sur sa parole s’il remarque que la vérité s’oppose à son avis juridique précédent. Ceci est d’autant plus vrai pour l’étudiant en science.

 

Ecrit par : Hassan Abu Mou’adh Al ‘Iraqi, qu’Allah le préserve, le 8/1/1439.

Traduit par: www.TawhidFirst.fr

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الحمد لله ربِّ العالمين، والصَّلاة والسلام على رسوله الكريم
أمّا بعد
فمن المعلوم، لدى طلبة العلم، أن صيام يوم السبت، من المسائل المختلف فيها بين علمائنا،
وسؤال كثير من الإخوة عن حكم صيام يوم السبت، هذا شيء مفرح من جهة أن الكثير من أهل السُّنة ولله الحمد، يسأل عن الراجح، ويريد أن يتعبد لله تعالى، وفق الأدلة الشرعية، فالحمد لله رب العالمين، على نعمة انتشار السُّنة، لكن ينبغي مراعاة بعض المسائل التي ذكرها أهل العلم، في هذا الباب، وهي كثيرة منتشرة ومبثوثة في كتبهم منها:

أولا: انّه لا ينبغي الاختلاف والتشاحن فيما يسوغ في الاختلاف من المسائل الاجتهادية العملية

ثانياً: أن طالب العلم إذا كان من أهل النَّظر ويستطيع أن ينظر في أقوال الفقهاء، ويسبر أدلتهم وعنده الأهلية في الترجيح فهذا هو الواجب في حقة.

ثالثاً: أن المسلم إذا كان لا يستطيع الترجيح وليس عنده الأهلية العلمية التي تؤهله للنظر في الأدلة، وقرائن الترجيح، وسبرِ أقوال الفقهاء، وبيان الراجح منها، فالواجب في حقه أن يسأل من يثق بدينه وعلمه، الذي يبين له الحكم بالدليل.

رابعاً: أن المسلم الذي ترجح عنده، من خلال السؤال أو النظر في الأدلة وأقوال الفقهاء، إن كان من أهل العلم، يصوم ويتعبد لله بالصيام، ومن ترجح عنده عدم جواز الصيام، وتركَ صيام يوم السبت ليس لهوى، ولكن اتباعاً لما يراه هو الحق فهو مأجور على نيته بإذن الله.

خامساً: ينبغي أن نحترم العلماء ونجلَّهم، ونعلم أن أحدهم يُعطى أجران إن أصاب، وإن أخطأ فله أجر

سادساً: كذلك ينبغي إحترام طلبة العلم الذين عُرف عنهم العلم وتحري الدليل، واتباع السُّنة، ومتابعة العلماء

سابعاً: العالم، قد يرجع عن قوله إذا تبين له أن الحق على خلاف ما كان يفتي به، سابقاً، ومن باب أولى طالب العلم

والله أعلم وصلِّ اللهم على محمد وعلى آله وصحبه وسلم

كتبه حسن أبو معاذ العراقي
٨-١-١٤٣٩هـ

Conseil en ce qui concerne le jeûne de ‘Achoura cette année.

Au musulman de jeûner cette année le vendredi et le samedi, ou le samedi et le dimanche, ou encore le samedi uniquement. Bien que nous ne conseillions pas cela, car de base nous ne recommandons pas de jeûner ‘Achoura seul, et pour ainsi sortir de la divergence sur le jugement de jeûner le samedi isolément.

Sur ceci je conseille les étudiants en science qui empêchent les gens de jeûner le jour de ‘Achoura, en justifiant qu’il tombe le samedi, et envoient des messages d’avertissement de ce type : « Prends garde à ce qu’Allah à interdit, fait attention ! ».
Ces actions ne sont pas appropriées avec ce que nous avons entendu et su sur ce sujet, ainsi que des recherches effectuées dans ce domaine. Il n’existe aucun parmi les prédécesseurs qui a affirmé l’interdiction de jeûner ‘Achoura s’il a lieu samedi. D’après notre science, nos recherches, nos analyses et nos inspections dans les livres des érudits. Ceci représente un obstacle à la réalisation du bien !

Si tu crois toi, qu’il n’est pas autorisé que tu jeûnes, alors ne le fait pas. Tandis que la majorité de la communauté et ses grands savants affirment le jeûne et y veillent. En sachant que les preuves vont dans ce sens. Alors prends garde à interdire le jeûne à quiconque en lui envoyant des messages, ou que tu sois la cause de la rupture de son jeûne. Prends garde à faire cela, mais laisse-le plutôt dans le bien dont il a conviction, et toi sois sur ta croyance, n’interdit pas les gens à accomplir un bien. Le moins qu’on puisse dire est que les savants ont une divergence permise, claire et limpide.

Mon conseil aux frères est d’arrêter de diffuser des messages prohibant et avertissant contre le jeûne de ‘Achoura cette année. Ma recommandation aux musulmans est de veiller à jeûner ce jour en suivant ainsi la Sunnah du prophète ﷺ.

 

Source : Cours 64  de l’explication du « livre de l’unicité »  par Cheikh Soulayman Al Rouhayli, qu’Allah le préserve.

Traduit par: www.TawhidFirst.fr

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نصيحة بخصوص صيام يوم عاشوراء هذا العام 

 مشروع للمسلم هذا العام أن يصوم الجمعة و السبت أو يصوم السبت و الأحد أو يصوم السبت فقط و إن كنا لا ننصح بهذا لأنا لا ننصح بإفراد يوم العاشر أصلا و حتى نخرج من الكلام في إفراد يوم السبت . و عليه فإني أنصح طلاب العلم الذين يَصدُّون الناس عن صيام يوم عاشوراء بحجة أنه يوافق يوم السبت و يرسلون رسائل التحذير :  » انتبه لا تقع فيما حرم الله احذر !  » و نحو ذلك ، فإن هذا الأمر لا ينبغي مع ما سمعناه و علمناه من المسألة و البحث و إنه لا يوجد أحد من المتقدمين قال إنه يحرم صيام يوم عاشوراء إذا وافق السبت في حسب علمنا و بحثنا و تنقيبنا و تفتيشنا في كتب أهل العلم بل هذا من الصد عن الخير !  إذا اعتقدت أنت أنه لا يجوز أن تصوم فلا تصمه أما و أكثر الأمة و كبار علماء الأمة يقولون بالصوم و يحثون عليه ، و النصوص تدل عليه فإياك أن تمنع أحدا من الناس بإرسال الرسائل إليه أو تفطيره لو كان صائما ! إياك أن تفعل هذا بل دعه على الخير الذي يعتقده و كن أنت على ما تعتقد و لا تمنع الناس من خيرِِ على الأقل قد اختلف فيه العلماء اختلافا سائغا واضحا بيِّنا . فنصيحتي للإخوة أن يكفوا عن إرسال الرسائل الناهية و المحذرة عن صيام يوم عاشوراء هذا العام و وصيتي للمسلمين التحري لهذا اليوم و الحرص على صيامه إقتداء بسنة النبي صلى الله عليه و سلم ).

 الشيخ سليمان بن سليم الله الرحيلي – حفظه الله –  شرح كتاب التوحيد 

Le Tawhid, le but suprême du Hajj

Parmi les grands objectifs du pèlerinage, figure le plus grandiose et le plus majestueux de tous : la réalisation du Tawhid d’Allah, le désaveu et la purification de ce qui s’y oppose comme association à Allah. Ceci constitue le plus noble des buts et le plus importants des desseins, car le Tawhid est la base pour laquelle Allah nous a créé, et nous a fait exister pour sa réalisation.

A travers les grandes adorations du Hajj, ses législations vénérables, et ses émotions bénies, apparaît avec clarté la grande place et le haut degré du Tawhid. Qu’il est la base sur laquelle est construite la religion d’Allah, le socle de toute obéissance du croyant qui cherche à se rapprocher d’Allah. Et bien plus encore, Allah n’accepte aucune obéissance et adoration qui n’est pas fondée sur l’unicité d’Allah et le désaveu du Shirk. C’est pour cette raison que Jabir a dit dans sa description du Hajj accompli par le prophète ﷺ :

« Il entra alors en état de sacralisation par la formule du Tawhid : Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. Certes, en vérité, les louanges et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté. Tu n’as pas d’associé. » (1)

Ces grandes paroles sont des paroles d’unicité, de sincérité à Allah et de désaveu du Shirk. Contrairement aux associateurs qui faisaient la Talbiya en associant à Allah, lui attribuant des égaux. Dans l’authentique de Muslim il est rapporté que Ibn ‘Abbas a dit, qu’Allah les agrées :

« Les associateurs disaient : « Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici ». Le messager d’Allah disait alors : « Malheur à vous, arrêtez-vous ici, arrêtez-vous ici. » Ils continuaient cependant : « Sauf un associé qui t’appartient, il reste lui et ce qu’il possède sous ta royauté. » Ils prononçaient cette expression tout en faisant la circumambulation autour de la Ka’ba. » (2)

L’expression « Tu n’as pas d’associé » a été répétée deux fois dans la Talbiya. Une fois après la réponse à son appel quand il dit : « me voici ». La seconde fois après sa parole : « Certes, en vérité, les louanges et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté ». Le premier comprends qu’Il n’a pas d’associé dans la réponse à cet appel. Quant au second, qu’Il n’a aucun associé dans la louange, le bienfait et la royauté.

Cette formule est sincérité envers Allah, dans les deux formes de Tawhid : la science et la pratique. La pratique comme dans ta parole : « Me voici ô Allah, me voici », et la science dans : « Certes, en vérité, les louanges et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté ».

S’il est reconnu que toutes les louanges reviennent à Allah, que tous les bienfaits émanent d’Allah, qu’Il détient l’absolue royauté et qu’Il n’a aucun associé dans ces points, de quelques manières que ce soit. Alors qu’il L’unifie dans la Talbiya, la servitude, l’amour, la soumission, l’obéissance et la sujétion.

Comment donner à Allah un associé qui ne détient de cet univers, ne serait-ce que la fine pellicule entourant le noyau d’une datte ?

Il n’y a pas un associé à Allah dans la royauté, il ne peut ni apporter un bien ni écarter un mal, il ne peut donner ni retenir. Elevé soit Allah de ce qu’Il lui associe. Mais bien au contraire, tout chose appartient à Allah sans aucun associé. Et ceci est l’une des preuves les plus claires attestant de la nullité du Shirk, que ses partisans comptent parmi les plus sots des gens et les plus égarés du droit chemin.

Et le prophète ﷺ a dit au Miqat quand il rentrait en état de sacralisation pour le Hajj :

« Ô Allah fait que ce soit un Hajj exempt d’ostentation visuelle ou auditive. » (3)

Puis il se rendait à la Mecque en répétant sans cesse la Talbiya, avec les grandes paroles du Tawhid, qui regroupe sa réalité, sa concrétisation, et le désaveu de ce qui s’y oppose. Il la répétait dans son trajet le menant à la Mecque, et entre ses déplacements dans les étapes du pèlerinage.

Ensuite le Tawaf autour de la maison, la procession entre les monts de Saffa et de Marwa, la station à ‘Arafat, celle à Muzdalifa, et l’accomplissement des autres actes du Hajj, tout ceci est obéissance et adoration reposant sur le Tawhid. Il est obligatoire à chaque pèlerin de rechercher le visage d’Allah dans tous ces actes, et dans l’ensemble de ces obéissances. En effet, certes Allah n’accepte aucune œuvre sans qu’elle soit fondée sur Son Tawhid. C’est pour cela qu’il est rapporté dans le hadith Qudsi, qu’Allah dit (dans le sens rapproché de Sa parole) :

« Je suis le Seul à même de Me dispenser d’associé. Quiconque effectue une action en M’associant à un tiers, Je l’abandonnerai lui ainsi que son associé. » (4)

À celui qui proclame la Talbia et qu’Allah a gratifié par la prononciation de ces grandes paroles, de se souvenir de son sens, de ce qu’elle indique, et qu’il consacre sa vie dans la concrétisation du Tawhid témoigné par ces paroles. Il sera sincère dans son culte à Allah, il demande alors qu’à Allah, ne formule un vœu que pour Lui, ne voue aucune adoration si ce n’est à Allah :

« Dis : En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur des univers. » (5)

De sorte qu’il s’accroche au Tawhid, y veille, tient compte de ses droits, s’écartent de ce qui l’annule et s’y oppose comme association à Allah. Portant la plus grande des attentions à ne pas y sombrer, de tomber dans l’une des causes, des moyens ou des voies y menant. Plaçant le Tawhid comme le plus grand de ses buts, la plus importante de ses finalités. Le soin qu’il y porte devançant tout autre chose. Il vivra ainsi sur cela, mourra sur cela, et sera ressuscité sur cela, par la permission d’Allah.

Source : « Les buts du Hajj » écrit par notre Cheikh bien aimé ‘Abd Al Razzaq Al Badr, qu’Allah le préserve.

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Notes :

(1) Sahih Muslim (1218). [Retour au texte]

(2) Sahih Muslim (1185). [Retour au texte]

(3) Rapporté par Ibn Majah dans Al Sounan (2980) dont la chaîne de transmission possède une faiblesse. Cheikh Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, l’a rapporté avec ce qui le renforce dans Silsila Al-Ahadith Al-Sahiha, l’élevant ainsi au degré de bon par le support d’un autre hadith. [Retour au texte]

(4) Sahih Muslim (2985). [Retour au texte]

(5) [Al-An’am : 162]. [Retour au texte]

Le Hajj repose sur le Tawhid

Le pèlerinage repose sur l’unicité d’Allah c’est pour cette raison que Jabir a dit à son sujet :

« Le messager d’Allah ﷺ rentra alors en état de sacralisation par la formule du Tawhid. »

Il s’agit de la Talbiya, car la Talbiya est du Tawhid, alors multipliez là. C’est ainsi que le messager d’Allah ﷺ et ses compagnons ont proclamé cette Talbiya de Dhul-Hulayfa jusqu’à atteindre la Mecque. Ils élevaient leurs voix en la proclamant au point de devenir enroués. Bien que le messager d’Allah ﷺ ait interdit d’élever sa voix en évoquant Allah quand il a dit :

« Vous appelez un audiant, voyant qui est plus proche de vous que le cou de votre monture ».

Il blâma ainsi certaines personnes qui élevaient la voix par l’évocations durant leurs voyages. Cependant la Talbiya pour le pèlerinage, Allah l’a légiféré par l’intermédiaire de son messager ﷺ en proclamation du Tawhid. « Me voici Allah, me voici » réponse à Toi après réponse, et confirmation à Ton obéissance après confirmation. Ceci est un engagement que l’on prend par le Tawhid, l’obéissance à Allah en y restant ferme. Alors si le musulman fait la Talbiya « me voici Allah, me voici », il se doit de viser et savoir ce qu’il prononce, car il s’agit d’une promesse faite à Allah d’être raffermi et droit sur sa religion. Avec à la tête de cette religion, l’unicité d’Allah et les piliers de l’islam. Comprenez cela qu’Allah vous bénisse « Tu n’as pas d’associé, me voilà » qui veut dire Lâ ilâha illa Allah, nier les associés et les semblables à Allah. Alors il faut que tu crois en la réalité du Tawhid, que tu en ais foi, et que tu t’éloignes de tout ce qui s’y oppose, comme invocations à autres qu’Allah, le sacrifice pour autres qu’Allah, et la demande de secours à autres qu’Allah, car ceci fait partie du Shirk  qui annule et contredit le Tawhid. « Tu n’as pas d’associé » ni dans l’adoration, ni dans la prière, ni dans le jeûne, ni dans l’aumône légale, ni dans le pèlerinage, ni dans le sacrifice, ni dans le vœu, ni dans la totale confiance et ni dans l’espoir. Dans toutes ces adorations, car l’adoration est un terme général qui englobe tout ce qu’Allah aime et agrée, parmi les paroles et les actes, apparents ou cachés. Comme l’a dit Cheikh Al Islam et sa parole est véridique.

Ceci est un brève éclaircissement sur la réalité de l’adoration d’Allah : qu’elle est une chose qui englobe tout ce qu’Allah aime et agréé. Ce qui s’oppose à ce Tawhid, est tout ce qu’Allah porte en aversion et déteste. Et ce qui appui ce Tawhid : « certes en vérité les louanges T’appartiennent ainsi que la royauté ».  Toutes les louanges car ici le Alif-Lam renvoi à la globalité, il englobe l’ensemble des louanges. Les louanges des habitants des cieux et de la terre. Toutes Te reviennent « certes en vérité les louanges T’appartiennent ainsi que la royauté ».  Toutes les louanges reviennent à Allah, purifié et élevé soit-Il, comme Il a dit (dans son sens rapproché) :

« Toutes les louanges reviennent de droit à Allah, Seigneur des univers. » [Al-Fatiha : 2]

Toutes les louanges des univers, parmi le monde des djinns et des hommes, toutes sont à Allah تبارك و تعالى. Il en est le détenteur et celui qui les mérites de droit. Il n’a nul associé dans la royauté, nul associé dans l’adoration, et nul associé dans tout ce qui Lui est spécifique سبحانه وتعالى. Il nous est obligatoire de porter un soin particulier au Tawhid et de l’étudier d’après ses sources fondamentales, du Livre d’Allah, de la Sunnah du messager d’Allah ﷺ avec la compréhension des compagnons et ceux qui les ont suivis avec bienfaisance, ceux qui ont compris la religion d’Allah et les droits d’Allah. « Certes en vérité les louanges et les bienfaits T’appartiennent ainsi que la royauté. Tu n’as pas d’associé. »

Ainsi donc, multipliez la Talbiya car le prophète ﷺ a continué à la proclamer dès la sacralisation pour le Hajj et la ‘Omra, de Dhul-Hulayfa jusqu’à ce qu’il ait jeté les pierres de ‘Aqaba, le jour du sacrifice.

La religion repose sur le Tawhid.

Toute la religion repose sur le Tawhid, et le pèlerinage repose sur le Tawhid. Il est donc légiféré pour le musulman dans son état de sacralisation, à ce que toutes ses actions s’inscrivent dans le Tawhid. Par exemple la circumambulation c’est du Tawhid. La prière à l’endroit appelé la station d’Ibrahim fait partie du Tawhid. La lecture dans cette prière avec deux sourates parmi les sourates du Tawhid. Tout ceci afin d’éduquer la communauté sur le Tawhid d’Allah. Beaucoup de gens ne savent pas cela. Par Allah, cette sourate Al-Fatiha que tu répètes, elle repose sur le Tawhid de la seigneurie, le Tawhid des noms et attributs ainsi que la foi au jour dernier et d’autres sujets encore. Et cet appel à la prière qu’on élève cinq fois par jour sur les minarets, il repose sur le Tawhid d’Allah. Mais la plupart des gens ne raisonnent pas et ne comprennent pas le Tawhid, ils tombent alors dans le Shirk, même chez beaucoup s’affiliant aux gens de science et de l’adoration, qu’Allah nous en préserve. Ils tombent dans le Shirk tout en ignorant ces sens. Les gens de la parole, qu’Allah les anéantisse, les Jahmiyas, les Mu’tazilas ont corrompu le Tawhid même Lâ ilâha illa Allah signifie selon eux, que nul créateur nul pourvoyeur (en dehors d’Allah). Par cela, ils ont détérioré le sens de Lâ ilâha illa Allah. De là, ils entrainèrent beaucoup de gens dans le Shirk.

Multipliez l’évocation durant les jours du Hajj.

Multipliez l’évocation d’Allah en ce mois sacré, dans ces dix jours de Dhul-Hijja, car elles portent les meilleures des actions, plus méritoire encore que le combat dans le sentier d’Allah.

« Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. »

Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? »

Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien. »

D’où cet immense mérite, alors respectez leurs caractères sacrés, et multipliez les évocations d’Allah durant ces jours. Qu’Allah vous bénisse, rapprochez-vous d’Allah avec toutes sortes d’œuvres pieuses, comme l’aumône, la bonté, la bienfaisance, l’évocation, la lecture du coran, la recherche de la véritable science et ainsi de suite…

Vous êtes donc dans le pays sacré, dans le mois sacré et dans ces dix premiers jours. Qu’Allah te bénisse, les œuvres faites en ces jours sont les meilleures. Multipliez la Talbiya, qu’Allah te bénisse, le Tassbih (de dire Subhana-Allah) le Tahmid (de dire Al-Hamdulillah) et le rappel, qu’Allah vous bénisse.

Cheikh Rabi’ Al Madkhaly, qu’Allah le préserve.

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Pour qu’Allah te pardonne dans Sha’ban

Ô serviteurs d’Allah, il a également été évoqué dans les mérites de ce mois, la nuit du milieu de Sha’ban, des ahadith rapportés par plusieurs voies de transmission que les gens de science ont authentifiés.

Parmi eux, ce qu’a cité Mou’adh Ibn Jabal, qu’Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit :

« Allah considère l’ensemble de ses créatures la nuit du milieu de Sha’ban, alors Il leur pardonne à toutes sauf à l’associateur et à ceux qui sont en conflit. »

Selon Abi Tha’lab, qu’Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit :

« Allah considère ses serviteurs la nuit du milieu de Sha’ban, alors Il pardonne aux croyants, accorde un délai aux mécréants, laisse les rancuniers à leur aigreur jusqu’à qu’ils l’abandonnent. »

Ces ahadith contiennent l’affirmation du pardon d’Allah à ses serviteurs, durant la nuit du milieu de Sha’ban, excepté à l’associateur et peu importe la forme de Shirk et à ceux qui sont en conflit. Celui qui boycotte son frère, a coupé les liens pour une affaire qui touche la vie d’ici-bas.

Ô serviteurs d’Allah, il incombe à chacun d’entre nous, de prendre le temps de se questionner véridiquement à la lumière de ces ahadith et de juger sa personne.  Il se peut qu’elle ait été éprouvée par une quelconque forme de Shirk, majeure ou mineure. Qu’il se réforme alors par le repentir et le retour vers
Allah s’il est tombé dans un aspect du Shirk.

Et ne dit pas :
« Quand à moi, je suis loin de ces formes d’associations, y suis épargnées, je ne peux y tomber. Et il me suffit de vivre dans un pays où le Tawhid est dominant. »

Cette parole est fallacieuse et témoigne de l’ignorance de son auteur. Tu n’as pas plus de Tawhid que le prophète d’Allah Ibrahim, sur lui ainsi que notre prophète les éloges et le salut. L’aimé intime d’Al Rahman, sais-tu avec quoi il invoqua son Seigneur ? Il l’a invoqué par une chose immense, écoute avec moi, ô croyant, son invocation qu’Allah a mentionnée dans Son Livre, quand il a dit :

« Ecarte moi, ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles. Ô Seigneur ! Elles ont certes égaré beaucoup de gens. »

L’aimé intime d’Al Rahman a eu peur pour lui et ses enfants de l’association à Allah, et l’adoration des idoles alors que c’est lui qui les a détruites par ses nobles mains, alors pourquoi a-t-il eu peur ?

Il a dit :

« Ô Seigneur ! Elles ont certes égaré beaucoup de gens. »

Voici la raison pour laquelle il invoqua son Seigneur de le sauver, ainsi que ses enfants de ce grand fléau, ce mal répandu qui a touché de nos jours un grand nombre de personnes. Et nulle puissance ni force si ce n’est en Allah.

Ibrahim At-Taymi, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :

« Et qui peut se sentir à l’abri de l’épreuve après Ibrahim. »

Cheikh Khaled Al Dhoufayri, qu’Allah le préserve.

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Conseils en cas de divergence

J’ai voulu rappeler à moi même ainsi qu’à mes frères d’une affaire et d’un comportement de grande valeur, que nous avons appris des gens de science, à savoir que les poitrines des savants s’élargissent les une envers les autres. S’ils divergent sur un sujet qui est sujet à interprétation, il n’est pas question de Sounnah et d’innovation mais plutôt d’erreur et d’exactitude. Même si l’un d’entre eux est d’avis que cette parole ou cet acte est une innovation, mais la question peut porter à interprétation, alors leurs poitrines s’élargissent mutuellement. Et je vais vous donner en image deux exemples.

L’imam Al Albani, qu’Allah ﷻ lui fasse miséricorde , ce grand imam qui a donné toute sa vie à la Sounnah du messager d’Allah ﷺ, au service de la Sounnah du messager d’Allah ﷺ jusqu’à sa mort, il y consacra de longues heures. Et Allah a fait répandre par sa personne le bien sur toute la terre. Combien de fois nous sommes partis dans des contrées et avons trouvé des jeunes qui connaissaient très bien la Salafiya. Quand nous avons cherché, nous avons su qu’ils connaissaient la Salafiya par le biais des audio et des livres de l’imam Al Albani. Qu’Allah lui octroie une large miséricorde ainsi qu’au reste des savants.

L’imam Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, était d’avis que de rejoindre les deux mains après s’être redressé de l’inclinaison est une innovation. Et Cheikh Ibn Baz, qu’Allah lui fasse miséricorde, voyait que rejoindre les deux mains après l’inclinaison est une Sounnah. Pour autant Cheikh Al Albani aimait Cheikh Ibn Baz et faisait ses éloges. Et Cheikh Ibn Baz aimait Cheikh Al Albani et faisait ses louanges.

Qaund au deuxième exemple, vous savez que Cheikh Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, voyait que prier plus de onze unités de prières lors du Tarawih est une innovation.

Et malgré cela il disait :
« Je n’applique pas ce jugement à ceux qui voient, par effort d’interprétation, l’autorisation d’ajouter à ce nombre en prière de Tarawih. »

Et Cheikh Ibn Baz considérait qu’il était autorisé d’ajouter, tout en affirmant que le meilleur est de se contenter à onze, et c’est cet avis qui est exacte. Mais ce qui nous intéresse ici et que la poitrine de Cheikh Al Albani ne s’est pas refermée pour Ibn Baz et vice verssa pour Cheikh Ibn Baz, qu’Allah leur fasse miséricorde.

Alors que de nos jours, nous trouverons nos jeunes, qui sont durs les un envers les autres dans des points légers, qui ne sont pas liés à une Sounnah ou une innovation, mais comptent parmi les sujets mineurs. Tu peux trouver qu’untel déteste son frère car il n’est pas de son avis, et cela est dû à un manque d’enseignement du bon comportement. Et les Salafs donnaient plus d’importance au comportement qu’à la science. Il convient, Ô frères, de lire les biographies des savants, anciens et contemporains, pour que nous les suivions dans leurs comportements. Nous sommes, nous les Salafis, dans le grand besoin à ce que nos poitrines s’élargissent mutuellement. Oui nous nous conseillons réciproquement, et nous divergeons dans les questions qui portent à effort d’interprétation. Cependant on ne se déteste pas et on ne se tourne pas le dos, mais sommes plutôt des frères avec des poitrines élargies.

Cheikh Soulayman Al Rouhayli, qu’Allah le préserve.

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Le Tawhid la base des fondements 

Parmi les fondements des gens de la Sounnah et du groupe dans leur croyance, est que la croyance constitue la base des fondements. Et qu’il est obligatoire que le Tawhid soit la première des choses dont nous prenons soin.

« Le Tawhid avant tout, si seulement ils savaient. »

Et ceci est la méthodologie des prophètes et envoyés.

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, pour leur dire : Adorez Allah et écartez-vous du Tâghoût. »

Et dans le hadith de Mou’adh رضي الله عنه quand le prophète ﷺ l’a envoyé au Yémen, il lui dit :

« Que la première chose à laquelle tu les appelles soit, l’attestation qu’aucune divinité ne mérite d’être adorée excépté Allah. »

Donc le Tawhid et la croyance constituent le début, le milieu et la fin de la religion. Il n’est pas autorisé à la personne de négliger cette croyance et cet appel. Et celui qui désire la réforme de la communauté qu’il porte de l’attention au Tawhid, qu’il enseigne le Tawhid, qu’il inculque le Tawhid. Les prophètes ont porté une attention particulière à l’unicité du Seigneur des univers et de la croyance. Ainsi nous devons être sur la voie des gens de la Sounnah et du groupe, nous apprenons le Tawhid, nous enseignons le Tawhid, nous concrétisons le Tawhid. Si l’un d’entre nous entends l’imam faire le sermon du vendredi sur le Tawhid alors sa poitrine s’ouvre. Quand nous écoutons un cours sur le Tawhid, nos poitrines s’ouvrent. C’est ainsi que le messager d’Allah ﷺ enseignait à ses compagnons. Et c’est ainsi que les compagnons du messager d’Allah ﷺ étaient avec le Tawhid. La communauté ne cessera d’être sur le bien, forte, puissante et robuste tant qu’elle veillera à sa croyance et qu’elle concrétisera son Tawhid. Elle a cru alors en Allah, elle a cru en ses anges, elle a cru en ses livres, elle a cru en ses messagers, elle a cru au jour dernier et elle a cru en au destin bon ou mauvais. Ceci est la croyance. La croyance en résumé, est la croyance en Allah et ce qui en découle comme piliers de la foi. C’est la croyance chez les pieux prédécesseurs et la notre également, La croyance sur laquelle nous devons vivre et mourir dessus.

Cheikh Soulayman Al Rouhayli, qu’Allah le préserve.

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Le Coran et le Tawhid

Le Coran a montré de la manière la plus claire ce sujet, a débuté avec et l’a répété, en a donné des exemples, de telles sortes que dans toutes les sourates du Coran il y a des preuves de ce Tawhid.

Le savant Ibn Al Qayyim رحمه الله a dit :
« Certes, tous les versets du Coran incluent le Tawhid en témoignent et y exhortent.

Le Coran comporte :

  • Soit une information relative à ALLAH, Ses noms, Ses attributs ou Ses actes, c’est l’Unicité de connaissance et d’information [At-Tawhid Al ‘Ilmi Al Khabari].
  • Soit un appel à son adoration seul sans rien Lui associer, et à l’abandon de toute autre adoration, c’est l’Unicité dans l’intention et la sollicitation [At Tawhid Al Iradi Al Talabi].
  • Soit un ordre et une interdiction ainsi que l’obligation d’obéir à Ses ordres et de délaisser Ses interdictions, ce sont les droits du Tawhid et ce qui permet de le compléter.
  • Soit une information relative aux honneurs qu’Allah accorde aux partisans du Tawhid et de Son obéissance. Ce qu’ils ont dans la vie présente et la façon dont ils seront honorés dans l’au-delà, c’est la récompense de Son Tawhid.
  • Soit une information relative aux partisans du Shirk, ce qu’ils endurent comme châtiments dans la vie présente, et la punition qui les attend dans l’au-delà, c’est le châtiment qui frappera ceux qui dévient du Tawhid. »

La réalité de ce Tawhid est d’unifier Allah dans l’adoration. Unifier Allah dans toutes les adorations avec lesquels le serviteur se soumet, comme invocation, peur, espoir, jeûne, sacrifice, vœu.

Et d’autres encore parmi les formes d’adorations, qui Lui sont vouées avec vénération, peur et espoir, accompagnés d’un amour complet envers Lui, purifié et Exalté soit-Il, et soumission devant Sa grandeur.

Ô serviteurs d’Allah, sachez que la plus grande chose qu’Allah a ordonné est Son Tawhid, et Son adoration [exclusive]. La question du Tawhid est la plus grande de toutes les questions, la plus juste de toutes et cela par consensus.

Allah dit [dans le sens rapproché] :
« Je n’ai créé les djinns et les hommes uniquement pour qu’ils m’unifient dans l’adoration. »

Et Allah dit [dans le sens rapproché] :
« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. »

Si le Tawhid, Ô serviteurs d’Allah, est la plus grande des obligations, alors ce qui l’annule comme association à Allah constitue la plus grande des interdictions. Allah l’a interdit dans Son Livre parfait, et Il en a fait le péché qui n’est pas pardonné, la brisure qui ne peut être consolidée. Et Il a jugé sur celui qui y tombe, la perdition dans cette vie et celle de l’au-delà.

Allah dit [dans le sens rapproché] :
«Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelconque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut.»

« Quiconque associe à Allah [d’autres divinités] Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! »

Nulle adoration ne doit être vouée si ce n’est pour Allah seul. Nul vœu, nul sacrifice, nulle invocation, nulle demande d’aide, nulle demande de secours, nul sermon si ce n’est pour Allah…

Allah seul détient la royauté du bien et du mal, de la vie et de la mort, et personne en dehors de Lui ne possède une part de cela, ni ange rapproché, ni Messager envoyé, ni Wali pieu.

Allah a dit [dans le sens rapproché] :
« Et qui est plus égaré que celui qui invoque en dehors d’Allah, celui qui ne saura lui répondre jusqu’au Jour de la Résurrection ? Et elles [leurs divinités] sont indifférentes à leur invocation. Et quand les gens seront rassemblés [pour le Jugement] elles seront leurs ennemies et nieront leur adoration [pour elles]. »

Ceci est la croyance authentique, dans laquelle se sont égarées la majorité des personnes, et il n’y a de force ni de puissance si ce n’est en Allah.

Et Allah a dit vrai quand Il a dit [dans le sens rapproché] :
« Et la plupart de l’humanité ne croira pas même si vous le désirez avec ardeur. »

Le Shirk dans l’adoration d’Allah, son danger est grand, son mal est considérable. S’orienter vers autre qu’Allah, peu importe qui il est, que ce soit pour éloigner un mal, ou rapprocher un bien, ou pour la guérison d’un malade, ou pour accomplir un besoin, ou dissiper une affliction tout ceci annule les œuvres.

Allah a dit [dans le sens rapproché] :
« Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain. »

« En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine, et tu seras très certainement du nombre des perdants. »

Cheikh ‘Abd Al Hadi, qu’Allah le préserve.

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Le Tawhid, la plus grande cause du salut

En ce moment et durant cette rencontre je rappelle la plus grande et la plus importante cause de la sauvée au jour du jugement. Et la plus grande chose par laquelle se réalise la sauvée au jour du jugement et l’unicité d’Allah, et la sincérité dans Son culte. La preuve de cela est claire dans l’histoire que nous avons déjà vue et la parole du prophète صلى الله عليه وسلم dans son intégralité :

« Celui qui accepte de moi la parole que j’ai proposée à mon oncle et qu’il a rejetée, elle sera alors pour lui une sauvée. »

Le Tawhid est donc la sauvée, et nulle sauvée sans le Tawhid d’Allah. Et La ilaha illa Allah est la parole du Tawhid, il n’y a pas de sauvé sans elle. La sauvé de la personne par cette parole ne se réalise pas par sa simple prononciation, sans en comprendre son sens, et sans agir selon ce qu’elle incombe comme unicité, et sincérité envers Allah.
Donc La ilaha illa Allah sera uniquement profitable à celui qui l’a dite, sera une cause de sa sauvée lors de la rencontre avec Allah, s’il l’a prononcée avec science, œuvres et véracité. Avec science de son sens, œuvre de ce qu’elle incombe et qu’il l’a dise véridiquement de son cœur. S’il l’a dit avec science il sort par cela de la voie des chrétiens ceux qui œuvrent sans savoir. S’il l’a dit tout en œuvrant, il sort alors de la voie des juifs, ceux qui savent mais ne pratiquent pas. Enfin s’il l’a dit avec véracité, il sort de la voie des hypocrites ceux qui montrent en apparence ce qui n’est pas au fond d’eux.

 

Cheikh ‘Abd Al Razzaq Al Badr, qu’Allah le préserve.

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Le Tawhid avant tout

Et la plus grande voie dans la prédication est que tu appelles les gens au Tawhid, le Tawhid avant tout. La plus grande des choses est le Tawhid. Le prophète ﷺ a commencé l’appel des gens par le Tawhid, il leur disait :

« Dites Lâ ilâha illa Allah vous réussirez ! »

Il continua à appeler au Tawhid jusqu’à ce qu’il meurt ﷺ. Il donner de l’importance au Tawhid, il appelait au Tawhid. Il n’a pas dit :

« L’appel au Tawhid divise les gens, l’avertissement contre le Shirk les fait fuir.»

Bien au contraire le prophète ﷺ a appelé au Tawhid et à mis en garde contre le Shirk. Au point où les habitants de la Mecque voulurent lui donner la royauté, ils lui dirent :

« Si tu désires la royauté alors nous te la donnerons. »

« Si tu désires le mariage, nous te marierons. »

Le prophète ﷺ était capable de dire :

« Faites de moi un roi. »

Puis par l’équité, l’affabilité, la bonne adoration il appellera les gens. Cependant le prophète ﷺ refusa, il n’appellait les gens qu’au Tawhid et les avertissait contre le Shirk. C’est cela la Sounnah du prophète ﷺ, c’est cela la Sounnah des prophètes, c’est cela la Sounnah des meilleurs de la communauté de Mohammed ﷺ, et sur cela étaient nos pieux prédécesseurs.

C’est par ce Tawhid que se réalise la sagesse. Si ô serviteur d’Allah tu appelles un musulman au Tawhid, tu l’as fait sortir du Shirk. Il invoquait autre qu’Allah :

«  Ô Wali ! Ô untel ! Ô Ceci et cela ! »

Tu lui as appris que l’invocation doit être vouée exclusivement à Allah عز وجل, qu’il s’agit d’une adoration, et qu’il n’est pas autorisé de vouer quoique ce soit pour autre que Lui سبحانه وتعالى. Il s’est rapproché d’Allah, et tu as été la cause de sa sauvée de l’enfer, même s’il peut avoir des manquements. Mais si tu le laisses sur le Shirk, et que tu l’appelles à la prière, au jeûne, aux nobles comportements bien qu’il soit toujours sur son Shirk, alors tout cela ne lui profitera en rien. Allah n’accepte pas d’acte d’adoration tant que le serviteur n’unifie pas Son Seigneur سبحانه وتعالى.

Prends garde ô prédicateur à ce que Sheitan te trompe, que tu aspires aux postes politiques, ou que tu craignes les gens, ou que tu ais peur qu’ils s’éloignent de toi, tu délaisses alors la voie du prophète  ﷺ, dans son appel au Tawhid et à l’avertissement contre le Shirk.

Ensuite ô prédicateur, saches que tu appelles à Allah et non à ta propre personne, si tu appelles à toi alors tu auras échoué et perdu. Et tu n’as pas appelé à Allah que si tu as appelé au Tawhid.

Puis ô serviteur d’Allah tu te dois de faire aimer aux gens la Sounnah, que tu les appelles à la Sounnah, que tu les mettes en garde contre l’innovation, que tu leur montres son danger, que tu leur énumères les innovations. Sinon quand est-ce que les gens connaîtront l’innovation ?

C’est ainsi que le prophète ﷺ et ceux qui ont réussi cheminent. Puis tu te dois d’enseigner aux gens, comment ils adorent Allah avec la Sounnah du prophète ﷺ. Et tout ceci se fait avec des bonnes manières, par une bonne voie, avec de la clémence, de la douceur et la bonne exhortation.

Oui nous réunissons les gens avec ce que nous avons, par notre comportement, nous leur donnons de nos biens, nous faisons des concessions dans cette vie d’ici-bas. Nous restons humbles pour les gens, nous les aidons, nous intercédons pour eux, pour les rapprocher de la religion d’Allah. Mais il ne nous est pas autorisé de faire des concessions dans la religion d’Allah عز وجل ou dans ses fondements sous prétexte de réunir les gens, de se rapprocher d’eux.

Ainsi donc, ô vous les croyants, attachez-vous au Tawhid, attachez-vous à la Sounnah, attachez-vous à l’obéissance d’Allah عز وجل à la lumière de la Sounnah.

Ô prédicateurs, ô ceux qui ont réussis, veillez à ce que l’appel au Tawhid soit apparent, et que les gens vous connaissent pour l’appel au Tawhid. Et on ne dit pas de se cantonner à cela, répandez plutôt le bien. Exhortez les gens, apprenez aux gens la prière, le jeûne. Rapprochez les d’Allah, faites leurs craindre (Allah), rappelez leur Le paradis, rappelez leur l’enfer, mais faites en sorte que le point de repère que constitue le Tawhid soit apparent dans votre prédication comme ce fut le cas dans l’appel du prophète صلى الله عليه وسلم. Et faites montrez la Sounnah dans vos actes et comportements ainsi vous réussirez.

 

Cheikh Soulayman Al Rouhayli, qu’Allah le préserve.

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La subsistance est comme le décret 

La crainte pieuse d’Allah est la base de la subsistance. C’est pour cela qu’il est rapporté dans le hadith que le Prophète ﷺ a dit :

« Celui dont la principale préoccupation est ce monde, Allah mettra ses affaires en désordre, et sa pauvreté lui sera mise entre ses deux yeux. En outre, Il ne lui accordera de ce monde que ce qu’Allah lui a écrit. En revanche, celui dont l’intention est dirigée vers l’au-delà, Allah mettra de l’ordre dans ses affaires et placera sa richesse dans son cœur. Cette vie d’ici-bas viendra alors à lui contrainte et forcée. »

Celui qui ne craint pas Allah, celui qui préfère cette vie à l’au-delà, en fait sa principale préoccupation et que le halal est ce qu’il y a dans sa poche,

« Allah mettra ses affaires en désordre»

son cœur sera dispersé, il ne sera pas heureux. Il ne sera jamais heureux, Allah mettre ses affaires en désordre, et si Allah disperse son cœur, qui serait capable de le remettre en ordre. C’est pour cela, ô les frères, qu’on trouve les riches des riches parmi les mécréants qui se suicident. Beaucoup d’entre eux se suicident, car Allah a dispersé leurs cœurs.

« Et sa pauvreté lui sera mise entre ses deux yeux. »

Et s’il regarde, qu’est-ce qu’il verra ? Il verra la pauvreté, même s’il est rempli de richesse, il verra la pauvreté, à chaque fois qu’il regardera (devant lui), il verra la pauvreté. Et il ne prend pas plaisir à la richesse, car il se voit pauvre. Il cherche ardemment les biens, et se fatigue à rassembler les richesses, mais il n’en tire même pas profit.

« En outre, Il ne lui accordera de ce monde que ce qu’Allah lui a écrit. »

Quoi qu’il fasse. La subsistance est comme le décret (de la mort). Cela ne se réduit pas et n’augmente en rien. Allah a écrit notre subsistance comme il a écrit notre décret. Nous étions une fois dans une assise de Cheikh ‘Atiyyah رحمه الله , sur la chaise où j’enseigne actuellement (à la mosquée du prophète ﷺ). Il nous a mentionné  ce sujet. Et le Cheikh a dit رحمه الله :

« Une personne digne de foi m’a rapporté, qu’un homme est tombé dans un puits, et un groupe de personnes sont venus, et l’ont trouvé (dans ce puits), ils l’ont donc sorti. Il n’avait absolument rien eu. Ils lui ont donné un verre de lait, qu’il a bu. Pureté à Allah, après qu’il ai bu, une personne lui dit : « Comment es-tu tombé dans ce puits ? »

Il répondit alors :

« J’étais sur ce puits, je me tenais […] »

Il est tombé par la suite (en leur montrant comment il était arrivé là). Il mourut. Il lui restait donc de sa subsistance, ce verre de lait, il est sorti (de ce puits) pour cela. Et ces derniers cours instant faisaient partie de son terme, il est donc sorti pour ce but et lorsque cela s’est réalisé, il mourut. Ainsi la subsistance est comme le décret (de la mort).

« En revanche, celui dont l’intention est dirigée vers l’au-delà »

, celui-ci est celui qui craint Allah. L’au-delà passe avant toute chose.

« Allah mettra de l’ordre dans ses affaires »

, son cœur sera donc apaisé, Allah lui a rassemblé le cœur, son cœur est donc apaisé, il est pas dispersé.

« Et placera sa richesse dans son cœur. »

Il est reconnaissant, à chaque fois qu’il est pourvu de quelque chose, il dit « Al Hamdoulillah » . Il a remercié Allah pour le bienfait, il s’est acquitté du devoir lié à son argent, il a fait des aumônes, et sa richesse augmente. Il est reconnaissant, Allah a placé la richesse dans son cœur.

« Ce monde vient alors à lui contrainte et forcée».

Il ne sera pas privé de cette vie à cause de la crainte pieuse d’Allah.

Cheikh Soulayman Al Rouhayli, qu’Allah le préserve.

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Histoire émouvante de I’Imam Ibn Rajab

Ibn Rajab رحمه الله, Al Hafidh Zayn Ad-Din ‘Abd Rahman Ibn Ahmad Al Hanbaly, il était un imam et savant, ascète, dévot et humble. Un de ses élèves a rapporté en disant :

Nous étions avec notre Cheikh  dans un de ses cours, il nous a détaillé un sujet parmi d’autres. D’une manière détaillée, étonnante. Puis nous étions appelés avec lui en ce même jour, à une assise d’un des grands juges. Ils ont donc parlé et parmi les points évoqués le même sujet [qu’Ibn Rajab a exposé]. Ils ont donc parlé, et n’ont apporté aucune chose se rapprochant de ce que notre Cheikh avait dit dans son cours. Et nous regardions notre Cheikh, nous voulions de lui qu’il s’entretienne, qu’il parle et qu’il leur fasse profiter, pour qu’il montre son mérite envers eux […] Mais il s’est tu. L’élève dit : « lorsque nous sommes partis, j’ai pris notre Cheikh à part, avec quelques personnes qui étaient avec moi. Je lui ai dit : Qu’Allah soit bienfaisant envers toi, et t’augmente en mérite. Tu nous a détaillé le point de manière abondante à la mosquée, ensuite dans cette assise ce point a été évoqué, tu ne leur a rien dit, si seulement tu les avais fait profité. »

Il répondit d’une parole qui n’est pas chez les tyrans de science. Il dit : « Mon assise avec vous est pour Allah, alors que cette assise est motivée par la vie d’ici-bas. Mon assise avec vous est pour Allah […] alors que cette assise est motivée par la vie d’ici-bas. L’humilité est le signe de la réussite, et le tyrannisme [dans le sens d’abuser de sa science] est le signe de l’échec.

Cheikh Salah Al Cheikh, qu’Allah le préserve.

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Les conditions de Lâ ilâha illa Allah

Toutes les louanges reviennent de droit à Allah le Seigneur des univers. L’aboutissement appartient aux pieux, et nulle hostilité si ce n’est pour les injustes. Et j’atteste que nulle divinité ne mérite l’adoration excepté Allah, le Seul sans associés. A lui la royauté et les louanges et Il est capable de toute chose. La divinité qui s’est élevée au dessus du trône, détenteur de la royauté. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le purifie, ce qui est entre eux et ce qui est sous le sol humide. Et si tu élèves la voix, Il connaît certes les secrets, même les plus cachés. Allah, Nulle ne mérite l’adoration exceptée Lui ! Il possède les Noms les plus beaux. J’atteste que Mohammad est Son Serviteur et Messager, qu’Allah a envoyé avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher sur toute autre religion, en dépit de l’aversion des mécréants. Que la prière soit sur lui, ainsi que sur sa famille, ses compagnons, et tous ceux qui ont suivi sa guidée et se sont accrochés à sa Sounnah jusqu’au Jour du jugement.

Ceci dit, Ô serviteurs d’Allah :

Nous avons su que le Tawhid dans l’adoration est le sens de Lâ ilâha illa Allah, nulle divinité ne mérite l’adoration excepté Allah. Et pour compléter ce point bénéfique, nous allons citer les conditions de Lâ lâha illa Allah . Car la parole par la langue n’est pas valable, ni un pilier des piliers de la foi sans ces conditions. Donc la parole d’Unicité [Kalimat At-Tawhid] n’est pas valable sans ces conditions. Les savants ont étudié avec attention les textes et en ont trouvé sept ou huit, mais certaines en impliquent d’autres. Ces conditions viennent de la recherche et de la vérification approfondie des textes. L’érudit Cheikh Hafidh Al Hakami رحمه الله les a regroupées dans un poème par sa parole :

وبشروطٍ سبعة قد قُيِّدت

Et avec sept conditions elle a été délimitée

وفي نصوص الوحي حقاً وَرَدَت

Et dans les textes de la révélation elles furent véritablement rapportées

فإنه لم ينتفـع قائلـها بالنطق إلا حيث يستكمِلــها

Elle ne profitera pas à celui qui la dite par la langue, jusqu’à qu’il la complète

العلـم واليقين والقبــولُ والانقيــاد فادرِ ما أقولُ

La science, la certitude, l’acceptation Et la soumission, je sais par cela ce que je dis

والصدق والإخلاص والمحبـة وفَّقـك الله لما أحبـــه

La véracité, la sincérité et l’amour. Qu’Allah te guide vers ce qu’Il aime.

Et ils ont ajouté une huitième condition en disant :

علم يقين وإخلاص وصدقك مع

Science, certitude, sincérité ainsi que ta véracité avec…

محبــة وانقيــاد والقبــول لهــا

Amour, soumission et son acceptation.

وزيـد ثامنهـا الكفـران منـك بما

Ajouter à cela la huitième qui est le fait que tu renies

سوى الإله من الأشياء قد ألها

Toute chose adorée en dehors d’Allah.

  • La première condition :

La connaissance du sens de cette attestation avec la négation et l’affirmation qu’elle comprend, qui exclut l’ignorance. Celui qui la dit avec sa langue, tout en ignorant son sens, Lâ ilâha illa Allah ne lui profitera pas. Donc la science de son sens avec l’affirmation et la négation qu’elle contient ; nulle divinité ne mérite l’adoration excepté Allah. La connaissance de son sens n’est pas que tu saches les expressions des savants: la particule « لا » [La|Nulle] est une particule de négation du genre. Le nom « إله » [Ilaha|Divinité] fait parti des mots qui ne changent pas de terminaison. Et l’adjectif est « حق » [Haqq|Mérite en vérité] : Nulle divinité ne mérite en vérité l’adoration exepté Allah. Mais ce qui est voulu plutôt est ce qui est enraciné dans le cœur, qu’Allah Exalté soit-Il est le Seul méritant l’adoration. Donc ce qui est obligatoire est de connaître ce que cette parole implique comme sens qu’Il est le Seul méritant l’adoration. Mais celui qui connaît son sens en détails, alors cela est plus complet et meilleur encore.

  • Deuxième condition :

La certitude qui exclut le doute. C’est-à-dire la profonde certitude que le serviteur croit qu’Allah est l’adoré en toute vérité, celui qui mérite l’adoration. Et ce qu’Allah nous a informé dans Son Noble livre, ou à la bouche de Son Messager digne de foi Mohammed ibn ‘AbdiLlah, est la vérité ferme sans le moindre scepticisme et doute.

  • Troisième condition :

La sincérité qui exclut l’association. Certaines personnes disent Lâ ilâha illa Allah, mais ne délaisse pas le Shirk, comme cela est le cas pour les adorateurs des tombes. Cette parole ne leur sera d’aucune utilité, car parmi ses conditions la sincérité, et la sincérité est de purifier l’acte par une intention pieuse de toutes les formes de Shirk.

  • Quatrième condition :

La véracité qui exclut le mensonge.  C’est qui l’a prononce avec véracité par son cœur. Les hypocrites disent Lâ ilâha illa Allah mais est-ce que cette parole leur sera profitable ? Non, car ils se sont opposés à ce que contient leurs cœurs.

Allah Exalté soit-Il dit [dans le sens approché] :

« Ils disent avec leurs langues ce qui n’est pas dans leurs cœurs. »

« Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : Nous attestons que tu es certes le Messager d’Allah. Allah sait que tu es vraiment Son Messager, et Allah atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs. Ils prennent leurs serments pour bouclier. »

  • Cinquième condition :

L’amour qui exclut la détestation. L’amour de cette parole et de ce qu’elle montre, l’amour des gens qui ont agit avec cette parole, ceux qui se sont attachés à ses conditions. Et la détestation de ce qui annule cela.

  • Sixième condition :

La soumission qui exclut le délaissement. La soumission à ce qu’indique cette attestation, comme adoration à Allah, seul sans aucun associé. Et l’obéissance aux ordres d’Allah.

  • Septième condition :

L’acceptation excluant le rejet. Que tu ne rejettes rien parmi les droits de Lâ ilâha illa Allah, et de ce qu’elle montre. Tu acceptes tout ce qui provient d’Allah, et de Son Messager ﷺ. Et la différence entre la soumission et l’acceptation est que la soumission est dans l’apparence alors que l’acceptation est à l’intérieur, c’est-à-dire dans le cœur. En apparence se soumettent le musulman et l’hypocrite, tous ils se soumettent en apparence, mais l’acceptation ne provient que du croyant. L’hypocrite ne se soumet pas avec son cœur, même s’il se soumet en apparence.

  • Huitième condition :

Mécroire au Tâghout ; tout ce qui est adoré en dehors d’Allah exalté soit-Il, que ça soit un Sheitan, une pierre, un arbre, une tombe, est un Tâghout. Mécroire au Tâghout, est le désaveu du Shirk et de ses adeptes. Le serviteur ne sera pas parmi ceux qui unifient Allah, tant qu’il ne se désavoue pas du Shirk et de ses partisans.

Allah Exalté soit-Il dit [dans le sens approché] :

« Donc, quiconque mécroit au Tâghout tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. »

Cheikh ‘Abd Al Hadi, qu’Allah le préserve.

Traduit par : www.TawhidFirst.fr

Autorisation de diffusion sans modifications et uniquement en citant la source.

Les recommandations de Cheikh Abu Mu’adh Al ‘Iraqi 

Toutes les louanges reviennent de droit à Allah, que les éloges d’Allah et la paix soient sur le messager d’Allah.
Ô mes bien-aimés, mes conseils pour vous sont :

1. la crainte pieuse d’Allah aussi bien en privé qu’en public.

2. Les efforts dans la recherche de la science et sa transmission.

3. La diffusion de la voie et de la croyance des Salafs.

4. La diffusion des mérites et des mœurs des Salafs.

5. La défense de l’islam.

6. L’attachement à l’appel au Tawhid.

7. Être constamment avec les savants salafis.

8. L’avertissement des gens des passions qui obstruent le sentier d’Allah.

9. Montrer le désaveu de l’appel salafi :
• Aux pensées des Khawaridj et parmi eux les partisans de Da’ish.
• Des pensées des soufis, des adorateurs des tombes avec toutes leurs appellations.
• Ainsi que les partisans du sectarisme, d’Al Irja (sortir les actes de la foi), du Tamiy’ (laxisme envers les innovateurs), des prédicateurs aux pensées Haddadis.

10. L’avertissement des troubles dans toutes ses catégories, et de s’écarter de ceux qui y appelle.

Et je vous remercie pour la bonne opinion que vous avez de votre frère.

Écrit par: Abu Mu’adh Hassan Al ‘Iraqi dans le groupe TawhidFirst
Traduit par : www.TawhidFirst.fr
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