Vidéos récentes

Pour qu’Allah te pardonne dans Sha’ban

Le jugement de tourner autour des tombes

La subsistance est comme le décret

Le Tawhid, le but suprême du Hajj

Parmi les grands objectifs du pèlerinage, figure le plus grandiose et le plus majestueux de tous : la réalisation du Tawhid d’Allah, le désaveu et la purification de ce qui s’y oppose comme association à Allah. Ceci constitue le plus noble des buts et le plus importants des desseins, car le Tawhid est la base pour laquelle Allah nous a créé, et nous a fait exister pour sa réalisation.

A travers les grandes adorations du Hajj, ses législations vénérables, et ses émotions bénies, apparaît avec clarté la grande place et le haut degré du Tawhid. Qu’il est la base sur laquelle est construite la religion d’Allah, le socle de toute obéissance du croyant qui cherche à se rapprocher d’Allah. Et bien plus encore, Allah n’accepte aucune obéissance et adoration qui n’est pas fondée sur l’unicité d’Allah et le désaveu du Shirk. C’est pour cette raison que Jabir a dit dans sa description du Hajj accompli par le prophète ﷺ :

« Il entra alors en état de sacralisation par la formule du Tawhid : Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici. Certes, en vérité, les louanges et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté. Tu n’as pas d’associé. » (1)

Ces grandes paroles sont des paroles d’unicité, de sincérité à Allah et de désaveu du Shirk. Contrairement aux associateurs qui faisaient la Talbiya en associant à Allah, lui attribuant des égaux. Dans l’authentique de Muslim il est rapporté que Ibn ‘Abbas a dit, qu’Allah les agrées :

« Les associateurs disaient : « Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as pas d’associé, me voici ». Le messager d’Allah disait alors : « Malheur à vous, arrêtez-vous ici, arrêtez-vous ici. » Ils continuaient cependant : « Sauf un associé qui t’appartient, il reste lui et ce qu’il possède sous ta royauté. » Ils prononçaient cette expression tout en faisant la circumambulation autour de la Ka’ba. » (2)

L’expression « Tu n’as pas d’associé » a été répétée deux fois dans la Talbiya. Une fois après la réponse à son appel quand il dit : « me voici ». La seconde fois après sa parole : « Certes, en vérité, les louanges et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté ». Le premier comprends qu’Il n’a pas d’associé dans la réponse à cet appel. Quant au second, qu’Il n’a aucun associé dans la louange, le bienfait et la royauté.

Cette formule est sincérité envers Allah, dans les deux formes de Tawhid : la science et la pratique. La pratique comme dans ta parole : « Me voici ô Allah, me voici », et la science dans : « Certes, en vérité, les louanges et les bienfaits T’appartiennent, ainsi que la royauté ».

S’il est reconnu que toutes les louanges reviennent à Allah, que tous les bienfaits émanent d’Allah, qu’Il détient l’absolue royauté et qu’Il n’a aucun associé dans ces points, de quelques manières que ce soit. Alors qu’il L’unifie dans la Talbiya, la servitude, l’amour, la soumission, l’obéissance et la sujétion.

Comment donner à Allah un associé qui ne détient de cet univers, ne serait-ce que la fine pellicule entourant le noyau d’une datte ?

Il n’y a pas un associé à Allah dans la royauté, il ne peut ni apporter un bien ni écarter un mal, il ne peut donner ni retenir. Elevé soit Allah de ce qu’Il lui associe. Mais bien au contraire, tout chose appartient à Allah sans aucun associé. Et ceci est l’une des preuves les plus claires attestant de la nullité du Shirk, que ses partisans comptent parmi les plus sots des gens et les plus égarés du droit chemin.

Et le prophète ﷺ a dit au Miqat quand il rentrait en état de sacralisation pour le Hajj :

« Ô Allah fait que ce soit un Hajj exempt d’ostentation visuelle ou auditive. » (3)

Puis il se rendait à la Mecque en répétant sans cesse la Talbiya, avec les grandes paroles du Tawhid, qui regroupe sa réalité, sa concrétisation, et le désaveu de ce qui s’y oppose. Il la répétait dans son trajet le menant à la Mecque, et entre ses déplacements dans les étapes du pèlerinage.

Ensuite le Tawaf autour de la maison, la procession entre les monts de Saffa et de Marwa, la station à ‘Arafat, celle à Muzdalifa, et l’accomplissement des autres actes du Hajj, tout ceci est obéissance et adoration reposant sur le Tawhid. Il est obligatoire à chaque pèlerin de rechercher le visage d’Allah dans tous ces actes, et dans l’ensemble de ces obéissances. En effet, certes Allah n’accepte aucune œuvre sans qu’elle soit fondée sur Son Tawhid. C’est pour cela qu’il est rapporté dans le hadith Qudsi, qu’Allah dit (dans le sens rapproché de Sa parole) :

« Je suis le Seul à même de Me dispenser d’associé. Quiconque effectue une action en M’associant à un tiers, Je l’abandonnerai lui ainsi que son associé. » (4)

À celui qui proclame la Talbia et qu’Allah a gratifié par la prononciation de ces grandes paroles, de se souvenir de son sens, de ce qu’elle indique, et qu’il consacre sa vie dans la concrétisation du Tawhid témoigné par ces paroles. Il sera sincère dans son culte à Allah, il demande alors qu’à Allah, ne formule un vœu que pour Lui, ne voue aucune adoration si ce n’est à Allah :

« Dis : En vérité, ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur des univers. » (5)

De sorte qu’il s’accroche au Tawhid, y veille, tient compte de ses droits, s’écartent de ce qui l’annule et s’y oppose comme association à Allah. Portant la plus grande des attentions à ne pas y sombrer, de tomber dans l’une des causes, des moyens ou des voies y menant. Plaçant le Tawhid comme le plus grand de ses buts, la plus importante de ses finalités. Le soin qu’il y porte devançant tout autre chose. Il vivra ainsi sur cela, mourra sur cela, et sera ressuscité sur cela, par la permission d’Allah.

Source : « Les buts du Hajj » écrit par notre Cheikh bien aimé ‘Abd Al Razzaq Al Badr, qu’Allah le préserve.

Traduit par: www.TawhidFirst.fr

Autorisation de diffusion uniquement en citant la source.


Notes :

(1) Sahih Muslim (1218). [Retour au texte]

(2) Sahih Muslim (1185). [Retour au texte]

(3) Rapporté par Ibn Majah dans Al Sounan (2980) dont la chaîne de transmission possède une faiblesse. Cheikh Al Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, l’a rapporté avec ce qui le renforce dans Silsila Al-Ahadith Al-Sahiha, l’élevant ainsi au degré de bon par le support d’un autre hadith. [Retour au texte]

(4) Sahih Muslim (2985). [Retour au texte]

(5) [Al-An’am : 162]. [Retour au texte]