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Recourir à des associations pour sacrifier dans les pays musulmans

Le sacrifice est ce qui est immolé pour Allah comme bête du cheptel les jours de la fête du sacrifice. Il est un rituel de l’islam. C’est en cela qu’Al Haqq (Allah) a dit (dans le sens approché de Sa parole) : « Accomplis la Ṣalāt pour ton Seigneur et sacrifie. » (2)

Dans les deux authentiques le prophète ﷺ a sacrifié deux béliers Amlihayn (1). Il les a immolés avec sa noble main, en évoquant le nom d’Allah et proclamant Sa grandeur. Il posa son pied sur le flanc de leurs cous. Ibn ‘Omar, qu’Allah les agréés tous deux, a dit : « Le prophète ﷺ est resté dix années à Médine et il immola. »(3)

Le sacrifice a lieu après la prière de la fête (Al ‘Id). Il a dit ﷺ : « Celui qui immole après la prière a complété son adoration et a atteint la tradition des musulmans. »(4)

Par ailleurs, il est obligatoire que la bête soit saine, sans défauts ; qu’elle soit borgne par exemple, ou qu’elle souffre de maladies apparentes, qu’elle boite ou qu’elle soit maigre. Ces défauts empêchent à l’animal de servir de sacrifice, ainsi que d’autres défauts similaires ou plus graves, comme la cécité.

De plus, le sacrifice est un acte de dévotion par lequel on cherche à se rapprocher d’Allah. C’est aussi une Sounnah du prophète ﷺ fortement recommandé. En effet le prophète ﷺ a immolé dans son pays auprès des siens et de ses compagnons. Quant à l’appel d’un grand nombre d’associations et d’organismes de bienfaisances, à prendre l’argent des gens pour se charger de leurs sacrifices dans les pays musulmans, ceci n’est qu’une voie de démolition de ce rite et participe à l’occulter des musulmans dont entre autres les membres de la famille et les enfants. Celui qui a donc payé le prix du sacrifice à ses comités a :
– empêché de faire apparaître ce rite ;
– perdu l’occasion de sacrifier par lui-même, or, c’est une Sounnah du prophète ﷺ qui immolait sa bête de sa noble main ;
– perdu également la Sounnah d’en manger une partie, Allah a dit (dans le sens approché de Sa parole) : « Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable. » (5)

Ainsi, mangez de la bête immolée est une dévotion par laquelle on cherche à se rapprocher d’Allah, et une adoration qui Lui est vouée. Le prophète ﷺ l’a ordonné. Oui, il est autorisé de faire procuration, comme le prophète ﷺ l’a fait avec ‘Ali Ibn Abi Talib, mais le sacrifice a été accompli auprès de lui, dans sa demeure ou son pays, pour qu’il y assiste et mange une partie de la bête immolée.

Le but du sacrifice n’est pas la viande et sa distribution pour les indigents. Allah a dit (dans le sens approché de Sa parole) :
« Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint de votre part c’est la piété. » (6)

C’est pourquoi si la personne aurait donné en aumône la viande d’une centaine de chameaux sans les immoler, en l’achetant dans une boucherie, alors il ne sera pas valable à l’unanimité. Ce qui prouve que dans le sacrifice, il en est voulu le rapprochement d’Allah le Très-Haut par l’immolation. Ceci avant même de regarder l’intérêt que l’on puisse tiré de sa viande.

Pour finir, le sacrifice est destiné au vivant et non au mort. Le prophète ﷺ n’a pas sacrifié pour son oncle Hamza, qu’Allah l’agréé, bien qu’il soit proche de lui.

Nous demandons à Allah, qu’Il accepte de nous et vous les œuvres pieuses, qui sont conforment à la voie du prophète ﷺ et de ses compagnons.

Source : Article du journal d’Al Qabas, publié le 10/2/2003 sous le titre de : « Nos sacrifices dans nos demeures pour les vivants », écrit par Cheikh Mohammed Al ‘Anjary, qu’Allah le préserve.

Traduit par: www.TawhidFirst.fr

Autorisation de diffusion uniquement en citant la source.


Notes :

(1) [NDT] Les savants de la langue arabe ont divergés sur la signification de ce terme et c’est la raison pour laquelle il ne fut pas traduit. Des linguistes ont dit qu’il qualifie la bête blanche immaculé, comme c’est l’avis d’Ibn Al ‘Arabi. D’autres encore, ont dit qu’il désignait un blanc mêlé à du noir (Al Asma’i), avec une prédominance de blanc (Al Kissa-i). Pour certains, il s’agit du blanc combiné à du rouge (Abou Hatim),ou encore du noir surmonté de rouge. (Revenir à l’explication de Sahih Mouslim par l’imam Al Nawawi, qu’Allah lui fasse miséricorde, dans le livre du sacrifice, chapitre sur le caractère recommandé du sacrifice, de son immolation direct sans procuration, en évoquant le Nom d’Allah (Tasmiya) et Sa grandeur (Takbir), hadith n°3749).[Retour au texte]

(2) [Sourate 108, v.2] [Retour au texte]


(3) Al Tirmidhi a jugé ce hadith comme étant bon. [Retour au texte]


(4) Rapporté par Al Boukhary et Mouslim. [Retour au texte]


(5) [Sourate 22, v.28] [Retour au texte]


(6) [Sourate 22, v.27] [Retour au texte]